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Les parents d'Alexandre Bissonnette jugent sa peine très sévère

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Trois jours après que leur fils ait reçu la peine de prison la plus sévère jamais imposée au Québec, les parents d'Alexandre Bissonnette expriment leur déception. Il s'agit selon eux d'une peine qui a pour effet de « nier le moindre espoir aux condamnés ».

Dans leur brève déclaration, Manon Marchand et Raymond Bissonnette qualifient de « très sévère » la peine imposée à leur fils vendredi dernier.

L’auteur de l’attentat à la grande mosquée de Québec a écopé de la prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle avant 40 ans, le juge François Huot ayant décidé de lui faire purger consécutivement deux peines de 25 et 15 ans.

« Avant de permettre les peines consécutives [au Canada], les condamnés aux crimes graves pouvaient garder un mince espoir de faire une demande de libération conditionnelle après 25 ans », écrivent Mme Marchand et M. Bissonnette.

«Cette lueur d’espoir leur permettait de continuer d’avoir envie de vivre et de se réhabiliter.» - Manon Marchand et Raymond Bissonnette, les parents d'Alexandre Bissonnette

Or, la décision du gouvernement fédéral de permettre le cumul des peines à partir de 2011 est venue interférer avec un système qui « avait fait ses preuves », selon le couple, considérant le faible taux de récidive des criminels.

Dans leur lettre, Mme Marchand et M. Bissonnette dénoncent une fois de plus l’attitude de la Couronne, qui demandait 150 ans de prison pour leur fils, soit 25 ans pour chacun des 6 meurtres.

« Il nous semble que cette position encourage un désir de vengeance, en plus d’éteindre tout espoir en exigeant une peine au-delà de l’espérance de vie d’une personne, contournant ainsi l’abolition de la peine de mort », écrivent-ils.

Malgré les gestes qu’il a posés et pour lesquels il a reconnu sa culpabilité, Alexandre Bissonnette a aussi droit à une chance de se rattraper, croient ses parents.

«Contrairement à d’autres pays, le Canada a choisi de s’ouvrir pour accueillir des personnes venues de partout dans le monde, leur offrant ainsi l’espoir d’une seconde chance dans la vie. Pourquoi vouloir nier le moindre espoir aux condamnés?» - Manon Marchand et Raymond Bissonnette, les parents d'Alexandre Bissonnette

Intimidation physique et verbale

Les parents d’Alexandre Bissonnette rappellent à nouveau que leur fils a largement souffert d’intimidation « tant psychologique que physique » dans sa jeunesse.

Lors du prononcé de la peine, vendredi, le juge François Huot a d’ailleurs détaillé plusieurs exemples du rejet subi par Alexandre Bissonnette dès le primaire.

Or, cette intimidation ne saurait être complètement détachée des gestes haineux posés par Alexandre Bissonnette, selon ses parents.

« Si on veut réellement empêcher qu’une telle tragédie ne se reproduise, il nous semble que la solution n’est pas de chercher à enfermer quelqu’un à jamais, mais plutôt de tenter de mieux comprendre et prévenir ce véritable problème de société qui continue à faire des jeunes victimes. »

Techniquement, Alexandre Bissonnette pourrait faire une demande de libération conditionnelle à 67 ans, lui qui avait 27 ans au moment de la tuerie, le 29 janvier 2017. Rien ne garantit toutefois qu’il l’obtiendrait.

Mme Marchand et M. Bissonnette terminent leur lettre en remerciant « tous ceux et celles qui ont ouvert leurs cœurs » à travers divers gestes, « sans jamais porter de jugement ». « Nous tenons à vous dire que c’est grâce à vous si nous pouvons continuer », concluent-ils.

Alexandre Bissonnette a reçu une peine de 40 ans de prison, vendredi. Une peine jugée trop clémente par des membres de la communauté musulmane de Québec.

Bissonnette a tué six personnes en plus d'en blesser cinq autres grièvement à la grande mosquée de Québec, le soir du 29 janvier 2017.

Ailleurs au Canada, des peines d’emprisonnement à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant 75 ans ont déjà été prononcées. C’est notamment le cas de Justin Bourque, qui avait tué trois agents de la GRC au Nouveau-Brunswick en 2014.

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c'est pas une question de pitié,c'est une question de droit,en tout les cas moi je prend pas en pitié cette gang de pédophile

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