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jack

Message à mes amis musulmans..

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Message à mes amis musulmans..

À la lecture des commentaires émis dans les journaux ou les réseaux sociaux, je crois que vous, mes amis musulmans, semblez avoir de la difficulté à comprendre le peuple québécois qui est non seulement en faveur de la charte de la laïcité, mais qui y tient mordicus.

Selon plusieurs d'entre vous et aussi quelques bien-pensants québécois, vous nous percevez comme un peuple xénophobe, à la limite raciste, alors que c'est totalement faux.

J'aimerais vous amener à réfléchir à quelques points qui pourraient nous rapprocher et vous aider à comprendre notre réaction vis-à-vis votre présence en sol québécois.

Pour avoir visité le Moyen-Orient et presque tous les pays musulmans, je pense que vous serez d'accord avec moi que le Canada (incluant bien entendu le Québec) est, comparativement à votre pays d'origine, une des nations les plus pacifiques au monde. Souvenez-vous que les Casques bleus sont une création canadienne.

Le peuple québécois déteste la chicane et la confrontation. Il aime la paix. Il peut faire des concessions, mais pas n'importe lesquelles.

Le Québec a été sous l'emprise de l'Église catholique pendant 400 ans. J'exagère à peine en disant que l'Église était pour nous l'équivalent des talibans chez vous. Tout comme vos extrémistes islamistes, on nous obligeait à aller prier à l'église sous peine de brûler en enfer. L'alcool était fortement déconseillé, la musique et les films faisaient l'objet de censure. Si les jeunes femmes avaient des relations sexuelles avant le mariage, elles se faisaient renier par leurs parents et étaient jetées à la rue. On leur arrachait leurs enfants des bras pour les confier à des orphelinats dirigés par... l'Église. Pendants ce temps, des religieux abusaient des petits enfants à l'orphelinat ou à l'école.

Il a fallu 400 ans au peuple québécois pour briser cette domination et rejeter ces dogmes et croyances ridicules. Croyez-vous que nous allons laisser une autre religion entrer dans nos vies et dans l'espace public? Croyez-vous sincèrement que je suis à l'aise quand l'enseignante de ma petite-fille porte un voile pour lui démontrer de manière sans équivoque sa croyance religieuse: «Tu vois moi, je suis meilleure que toi, je pratique ma religion». Et comment pensez-vous que je vais réagir quand on lui imposera la nourriture halal au CPE ou à l'école? Nous sommes maintenant un peuple libre, libéré de la religion.

Noyé dans une mer de 375 millions de Nord-Américains qui parlent l'anglais, le peuple québécois est fier de dire, encore aujourd'hui, qu'il a conservé sa langue et sa culture. S'il faut se battre encore 400 ans pour avoir un Québec laïc, libéré de toute religion, nous nous battrons. Les Québécois ne se laisseront jamais imposer une culture ou croyance qui va à l'encontre de leurs valeurs. De là la nécessité de la charte des valeurs québécoises.

Alors, je vous tends la main, je vous demande à vous, mes amis musulmans, de vous joindre aux autres immigrants, italiens, chinois, grecs, vietnamiens, latino-américains, qui pratiquent eux aussi leur religion, mais discrètement à la maison. Pourquoi est-ce si facile pour eux et pas pour vous?

Pour beaucoup d'entre vous, vous avez quitté un pays en guerre, le Québec vous offre un pays d'accueil, de paix, sans guerre et sans conflit. Un pays où tout est possible. Il suffit de faire comme les autres immigrants et de vous intégrer au Québec. Vous avez tout à gagner.

Auteur du texte Jacques Leclerc

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Pour ma part je l'enverrai à Martineau, Dumont est faiblette sur les bords il est plus fort sur statistiques et opinions "politiques"

Peu importe ,ces ignares là comprendront jamais la profondeur de ce magnifique texte...Bravo!!! 

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Publié le 05 septembre 2013 à 05h00

  publie par la presse.. et tva n'aime pas la presse.

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Bonjour,

 

Il n' y a absolument '' rien ''  à faire...........pour modifier leur opinion.................et NI la mienne.    Je vous invite à lire le savoureux et réaliste texte de monsieur Boucar Diouf ;  avec l' habileté des mots et de sa réflexion il situe la problématique du partage des opinions et/ou de la communication.

 

http://plus.lapresse.ca/screens/ed53f98f-0a69-43a5-9e3b-f926e76e68a0__7C___0.html?utm_medium=Gmail&utm_campaign=Internal%2BShare&utm_content=Screen

 

Humblement, je vous soumets ce texte pour votre réflexion et la mienne,.

 

Au revoir..........vous êtes,un peu...beaucoup des amis(es).

 

de + en +  Ti Père

 

 

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FÉLICITATIONS à l'auteur de cette affiche qui est on ne peut plus éloquente. Au Québec, nous sommes avant tout des hommes et des femmes, pas des membres de religions ! BRAVO ! Cette simple image dépeint à la perfection les problèmes que posent les signes religieux... SI vous ne comprenez pas, c'est que vous ne voulez pas voir plus large que votre religion.

 

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Bravo, ça résume la laicité, ce que nous voulons et désirons tous.

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Grand Mère Johanne Chayer. Voici son texte qui est en train de faire le tour du Québec, et d’ailleurs, grâce à internet.
Le texte est intégral et n'a pas été retouché!

JE ME SOUVIENS….
''J'aurais voulu aller rencontrer ces femmes musulmanes à Hérouxville pour partager leur culture et leurs recettes, mais surtout pour profiter de l'occasion de leur expliquer notre devise je me souviens.

Je me souviens que, dans mon jeune âge, nous ne pouvions pas entrer à l'église sans avoir un voile ou un chapeau sur la tête.

À cette époque, je me souviens aussi que c'était aussi un péché mortel de manger de la viande le vendredi.

Dans la même décennie, je me souviens que ma mère a été chassée de l'Église parce qu'après avoir mis au monde quatre enfants, elle ne voulait plus en avoir d'autres.

Je me souviens que pour cette raison, le pardon de ses fautes lui était refusé par l'Église à moins qu'elle ne laisse son corps à son mari, avec ou sans plaisir, au risque d'atteindre la douzaine.

Je me souviens qu'elle a refusé et qu'elle a quitté l'Église comme beaucoup d'autres femmes de sa génération.

Je me souviens que ma mère s'est ensuite séparée de mon père
et que nous sommes devenus la cible des regards et des commentaires désobligeants de notre paroisse.

Cependant je me souviens qu'à la suite de sa séparation, nous avons vu le collet romain sur la table de nuit. Le prêtre voulait-il tester les moyens de contraception de l'heure ? Dans la même décennie, je me souviens que la cousine de ma mère a obtenu le divorce et qu'elle a reçu du même coup son excommunication de Rome.

Je me souviens que quelques années à peine avant ma naissance, les femmes ont obtenu le droit de vote et en même temps le droit d'être considérées comme des citoyennes à part entière dans la société.

Je me souviens que lorsque j'étais jeune, nous devions nous aussi, comme pour les religions musulmanes et autres, prier sept à huit fois par jour.

La messe à tous les matins, une prière avant le déjeuner, une prière en entrant en classe, une au diner sous le coup de l'Angélus, une autre avant la classe de l'après-midi, les grâces au souper, le chapelet en famille avec le Cardinal Léger et une dernière prière avant d'aller au lit.

Il y avait le mois de Marie, les Vêpres, etc… Nous avions aussi de longues périodes de jeûne avant Noël (l'Avant), avant Pâques (le Carême). Je n'ai pas dit non plus que nous devions porter le deuil durant un an et moins selon le degré de parenté de la personne décédée.

Je me souviens que, tour à tour, ma mère et ma belle-mère ont vu une opération urgente retardée en attendant que leur mari respectif, de qui elles étaient séparées de fait et non légalement, apposent leur signature pour autoriser leur intervention chirurgicale.

Devenue adulte, je me souviens que grâce aux pressions de la génération précédente, j'ai eu accès aux premiers moyens de contraception qui m'ont permis de restreindre le nombre de mes propres rejetons.

Je me souviens aussi qu'il n'était plus un péché de manger de la viande le vendredi. Je ne sais pas ce qui est arrivé à ceux qui sont allés en enfer. J'espère qu'on les a rapatriés.

Devenue adulte, je me souviens avoir travaillé dans des environnements traditionnellement réservés aux hommes. je me souviens des frustrations de ne pas avoir été traitée au même titre que les hommes dans les entreprises et surtout dans la vie en général.

Je me souviens qu'après avoir eu un fils, je ne voulais plus d'autres enfants de peur que ce ne soit des filles, par solidarité et parce que le travail qui restait encore à faire pour atteindre l'égalité était énorme.

Je me souviens des efforts que beaucoup de femmes ont dû déployer pour se faire reconnaître et pour obtenir des postes administratifs de haut niveau.

Je me souviens du militantisme de beaucoup de femmes qui ont travaillé d'arrache-pied pour obtenir l'équité dans notre pays comme politicienne, au sein des chambres de commerce, des syndicats, du Conseil du statut de la femme, etc.

Je me souviens qu'il a fallu plus de cinquante ans d'efforts collectifs pour nous libérer de l'emprise de l'Église et de la religion sur nos vies. Je me souviens qu'il a fallu plus de soixante ans (1940 à 2006) pour obtenir l'équité salariale et que ce n'est pas encore fini. Mes soixante ans font que je sais que rien n'est acquis dans la vie et qu'il faut maintenir voire redoubler nos efforts pour ne pas perdre le résultat de tous ces labeurs.

Je ne suis pas raciste, cependant, lorsque je vois d'autres ethnies, imprégnées par leur religion contrôlante, vouloir s'imposer dans notre société, j'ai peur. J'ai peur parce que ces hommes et ces femmes ne savent pas quel chemin nous avons parcouru. De plus, les jeunes québécoises qui embrassent cette religion qui voile les femmes ne se souviennent pas. C'est donc par ignorance qu'on explique leur choix.

Aucun animal dans la nature, à part l'homme, n'habille sa femelle par dessus la tête. Je suis maintenant une grand-mère de quatre merveilleuses petites filles et j'ai peur. J'ai peur lorsque je vois une femme voilée travailler dans un CPE ou dans nos écoles ou encore lorsqu'on y laisse un enfant porter le Kirpan. Nous nous sommes débarrassés de tous ces symboles religieux et voilà qu'ils reviennent à l'endroit même où l'éducation de notre nouvelle génération est cruciale et à la période à laquelle on doit inculquer les principes fondamentaux de vie en société à nos enfants.

La tolérance envers ces symboles religieux que sont le voile, le Kirpan, le turban dans les CPE, dans nos écoles et dans nos institutions en général est un manque de respect pour les générations précédentes qui ont travaillé si fort pour se retirer de l'emprise de la religion sur nos vies.

Vous ne vous souvenez pas ! Moi, je me souviens et, à cet égard, je n'ai aucune tolérance et je ne veux aucun accommodement par respect pour ma mère, ma tante et pour mes petites filles.

Je me souviens que la charte des droits et libertés permet à chacun de pratiquer la religion de son choix, mais de grâce que cette religion demeure dans la famille. Le port du voile dans la religion musulmane est pour nous la démonstration la plus importante de la soumission de la femme et c'est cela qui nous fait peur et qui nous choque parce qu'on se souvient.

On se souvient que ce symbole existait il y a cinquante ans et on ne veut pas revenir en arrière.

Je me souviens surtout que lors de la Révolution tranquille, les communautés religieuses ont suivi tout naturellement l'évolution de notre société en se laïcisant. Elles ont troqué, sans qu'on le leur impose, leurs grandes robes noires et leurs voiles dans le cas des femmes pour des habits civils sans pour autant renier leur foi et sans cesser de prier. Plusieurs de ces personnes sont encore vivantes aujourd'hui. Doit-on leur dire qu'elles ont évolué à tort et qu'elles ont fait tous ces efforts pour tomber dans l'oubli ?

Que l'on prie Jésus, Mahomet ou Bouddha m'importe peu, mais nous nous sommes battus, québécois et québécoises, pour que notre société soit laïque. Nous nous sommes battues, québécoises, pour obtenir l'égalité du droit de parole entre les hommes et les femmes autant que pour l'égalité des chances au travail.

Souvenez-vous que, si vous avez immigré au Canada et surtout au Québec, c'est pour faire partie d'une société ouverte qui vous donne sur un plateau d'argent tous les acquis que les générations précédentes ont obtenus particulièrement au chapitre des droits des femmes. Je veux croire aussi que c'est par ignorance de nos traditions et de nos coutumes et non par manque de respect que les femmes musulmanes veulent montrer au grand jour voir imposer ce symbole de leur croyance qu'est le voile. Peut-être que notre société va trop loin avec ses libertés. Mais, le balancier doit s'arrêter au milieu et non régresser jusqu'au point de départ.
Il faut se souvenir. L'intégration à une société commence par le respect de ses traditions et de ses coutumes ainsi que par le respect envers ses citoyens et citoyennes qui ont participé à l'exercice. Peut-être que nos livres d'histoire ne se souviennent pas ou bien qu'ils n'ont simplement pas été mis à jour.

C'est donc la responsabilité du gouvernement d'appliquer notre devise «je me souviens » à notre Histoire et d'intégrer à cette Histoire les efforts de nos générations précédentes pour atteindre la société d'aujourd'hui et surtout de s'assurer que la génération montante s'en souvienne.

C'est aussi la responsabilité des organismes d'accueil aux immigrants de leur faire connaître cette devise du Québec « je me souviens » afin que ces nouveaux arrivants ne pensent pas que nous sommes racistes simplement parce que l'on s'en souvient et qu'on ne veut pas imposer à notre progéniture d'avoir à reprendre les mêmes débats qu'il y a cinquante ans.

En terminant, pour commenter le sondage du journal La Presse d'hier sur les musulmans heureux de vivre chez nous, je dis que même, et surtout si les femmes voilées que l'on retrouve dans les CPE ainsi qu'ailleurs dans nos institutions font partie de cette majorité heureuse de vivre en notre terre, alors cette majorité m'incommode pour tous les arguments que j'ai soulevés précédemment.

Auteure - Grand-mère Johanne Chayer

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