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mediom1

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Everything posted by mediom1

  1. Dire qu'une chroniqueuse écrivait hier que les USA était le pire pays au monde .
  2. Richard Martineau Mercredi, 29 juin 2022 05:00 MISE À JOUR Mercredi, 29 juin 2022 05:00 La prochaine Coupe du monde de soccer se déroulera du 21 novembre au 18 décembre. Au Qatar. L’un des pays les plus répressifs au monde. PAS DE BAISERS EN PUBLIC Au Qatar, les relations sexuelles hors mariage sont interdites. Pas mal considérées, non. Pas mal vues. Interdites. Par la loi. Selon le quotidien britannique The Daily Star, qui a publié un reportage sur la répression au Qatar, toute personne qui a des relations sexuelles sans être mariée est passible de sept ans de prison. «Il n’y aura pas d’aventures d’un soir lors de ce tournoi. Il n’y aura pas de fête du tout, vraiment. Tout le monde doit garder la tête froide, sauf s’il veut risquer de se retrouver en prison. Pour la première fois dans l’histoire de la Coupe du monde, le sexe est interdit. Les supporters doivent être préparés», a indiqué une source policière du Qatar, dans des propos relayés par le Daily Star. Les démonstrations d’affection en public, comme se tenir la main, s’enlacer ou s’embrasser, sont aussi proscrites. GAIS, ALCOOL, FEMMES Quant aux relations homosexuelles, elles sont aussi passibles de peines pouvant aller jusqu’à sept ans de prison. Comme on peut le lire dans un texte publié par la chaîne française BFMTV, l’article 296 du Code criminel du Qatar stipule que «conduire ou inciter un homme de quelque façon, y compris par la séduction, à commettre un acte de sodomie ou de débauche» et «provoquer ou séduire un homme ou une femme, de quelque façon, dans le but de commettre des actes immoraux ou illégaux» constituent des infractions. Pour l’alcool, on va faire une exception. Les touristes pourront consommer des boissons alcoolisées dans certains bars et restaurants d’hôtels. Mais attention : il est strictement interdit d’être saoul ou de boire en public! Sinon, la geôle! Quant aux femmes, vous imaginez bien que le Qatar n’est pas le paradis. Selon Amnesty International, «les femmes ont toujours besoin de l’autorisation de leur tuteur (père, frère, grand-père, mari) pour prendre des décisions de vie essentielles, comme se marier, étudier à l’étranger grâce à des bourses du gouvernement, occuper de nombreux emplois de la fonction publique, voyager à l’étranger jusqu’à un certain âge...» Les Qatariennes ne sont pas obligées de porter le voile, mais elles doivent s’habiller «modestement». Pas de jupes au-dessus des genoux, pas de shorts, pas d’épaules nues ni de décolletés plongeants ou de vêtements moulants... Bref, une poche de patates, et le tour est joué. On est loin du jour où les femmes du Qatar pourront se promener seins nus dans un parc comme au Québec (une province qui, à entendre certaines féministes québécoises qui ne sont jamais allées plus loin que Venise-en-Québec, est sexiste et patriarcale. Bien tiens)... UN RÉGIME INFRÉQUENTABLE Ce qui nous amène à la question quiz de la semaine : voulez-vous bien me dire pourquoi on a accepté que la Coupe du monde de soccer de 2022 se déroule là-bas? Pourquoi pas la Corée du Nord, tant qu’à faire? C’est bien beau, s’ouvrir à la diversité, mais les régimes ne sont pas tous égaux. Certains sont plus infréquentables que d’autres.
  3. Mon petit fils, Sasha Lafleur, a remporté la 2e place lors de la course "Drift" à Ste-Croix-de-Lotbinière.
  4. mediom1

    essence

    le monde achète une voiture elect pour la subvention pas compliquer
  5. Nicolas St-Pierre. Coupable Malgré les contradictions d’un garçon de 7 ans qui a dû raconter à trois reprises l’agression sexuelle qu’il a subie de la part de l’ex-conjoint de sa mère, la crédibilité de son « témoignage d’enfant » n’a jamais été affectée, estime une juge qui a reconnu l’ex-éducateur Nicolas St-Pierre coupable d’agression sexuelle. Nicolas St-Pierre a exercé son droit au silence depuis sa mise en accusation en janvier 2018 et n’a jamais témoigné à son procès. À l’inverse, la victime a dû raconter son histoire à trois reprises : à l’enquêtrice lors du dépôt de sa plainte, puis lors de l’enquête préliminaire et au procès, subissant au passage des contre-interrogatoires. Des bonbons contre du sexe Le 6 janvier 2018, la mère du garçon, enceinte de l’accusé, était allée faire une sieste, laissant son fils écouter la télévision avec St-Pierre. C’est à ce moment que l’ex-éducateur en garderie a offert des bonbons contre du sexe et mis son pénis dans les sous-vêtements de l’enfant. À son réveil, la mère du garçon a trouvé son fils entre les jambes de l’accusé, qui avait les culottes à mi-cuisse en plus d’être en érection sous une couverte. La femme, paniquée, avait rapidement quitté les lieux avec son garçon, qui lui avait confirmé les événements une fois dans la voiture. Par peur d’envoyer Nicolas St-Pierre en prison, l’enfant s’est fermé lorsqu’est venu le temps de parler de l’agression sexuelle avec l’enquêtrice. Deux ans plus tard, à l’enquête préliminaire, la victime avait toutefois été plus précise et avait donné encore plus de détails au procès, en mars 2022, alors qu’il avait 11 ans. La défense a fait valoir qu’il s’agissait de contradictions qui minaient la crédibilité de l’enfant. Dans son jugement, la juge Annie Trudel n’a pas accepté cet argument. « La victime a témoigné avec honnêteté », a noté la juge, faisant remarquer que l’enfant n’a pas hésité à admettre qu’il s’était trompé à certains moments. Il en va de même pour la mère de la victime, qui s’est même fait avorter de l’enfant qu’elle portait après les faits pour s’assurer que jamais St-Pierre n’aurait d’autre contact avec ses enfants. Surtout que le comportement post-délictuel de l’accusé « est révélateur », selon la juge. « Il ne s’est jamais enquis auprès d’elle de ce qui est advenu de son bébé. Ceci est incompatible avec le bon sens », a-t-elle dit. Un juge « peut considérer que le silence confirme cette culpabilité », a terminé la magistrate qui a reconnu St-Pierre coupable d’un chef d’accusation d’agression sexuelle.
  6. Andrea Lubeck 2 juin 2022 15H05 Mise à jour 2 juin 2022 15H05 Partager Ottawa a donné le feu vert à la Colombie-Britannique pour décriminaliser la possession d’une petite quantité de certaines drogues dures, comme la cocaïne, le fentanyl ou l’héroïne. Qu’est-ce que ça donne? Le Québec pourrait-il faire de même? Voici ce qu’en dit un expert. • À lire aussi: La possession de fentanyl, d’héroïne et de cocaïne décriminalisée en Colombie-Britannique • À lire aussi: C’est le moment de décriminaliser la possession simple de drogue, selon un expert Qu’est-ce que ça donne, la décriminalisation de la possession simple? Les bénéfices sont nombreux, affirme Jean-Sébastien Fallu, professeur agrégé à l’École de psychoéducation de l’Université de Montréal et spécialisé en prévention de la toxicomanie. D’une part, on parle d’une réduction de la stigmatisation des personnes qui consomment de la drogue ou qui sont aux prises avec des problèmes de consommation. «En décriminalisant les gens qui utilisent des drogues, nous allons mettre fin à leur stigmatisation, qui les empêche d’avoir accès à des services et au soutien pouvant leur sauver la vie», a plaidé la ministre provinciale de la Santé mentale et des Dépendances, Sheila Malcolmson. «De passer d’une vision de criminel à une personne qui n’a pas le droit [de consommer] mais qui est plutôt vue comme une personne malade par certains, ça favorise les services, qui deviennent plus accessibles, et ça permet de moins se cacher par crainte de criminalisation», ajoute M. Fallu. • À lire aussi: Inquiétant: de plus en plus d’ados vapotent de la wax, un puissant concentré de cannabis La décriminalisation permet aussi de traiter la crise des surdoses sous l’angle de la santé publique, ce qui mènerait indirectement à une réduction du nombre de surdoses, estime-t-il. Pour plusieurs organismes et militants du milieu, la décriminalisation d’une aussi petite quantité – 2,5 grammes au cumul – est un pas dans la bonne direction, mais ce n’est pas suffisant. «Ça change beaucoup de choses, mais pas assez. Ça ne touche pas à la qualité des produits sur le marché», fait valoir le professeur. Les problèmes d’approvisionnement et de qualité des produits favorisent la circulation de mélanges nocifs pouvant être à l’origine de surdoses. Le Québec est-il aussi touché par la crise des surdoses? Oui! Contrairement à ce que l’on peut croire, la crise des surdoses touche le pays tout entier et le Québec ne fait pas exception, quoique dans une moindre mesure que la Colombie-Britannique. En 2021, on dénombrait 450 décès liés à une possible intoxication aux drogues ou aux opioïdes, selon des données de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ). C’est moins que les 547 décès en 2020, mais «c’est clairement en augmentation» par rapport aux années précédentes, insiste M. Fallu. • À lire aussi: Sur le terrain: 10 surdoses de drogue mortelles chaque semaine au Québec «C’est dur d’évaluer l’ampleur de la crise ici, et c’est vrai que c’est moins pire qu’en Colombie-Britannique. Mais c’est tout de même beaucoup de monde, beaucoup de familles, de collègues et d’intervenants traumatisés qui perdent des proches. Ça préoccupe les directions de santé publique», soutient-il. Les inconnus qui demeurent autour de la situation au Québec empêchent d’ailleurs les autorités sanitaires de déclarer une crise de santé publique, ce que déplore Jean-Sébastien Fallu. Verra-t-on la possession décriminalisée ici aussi? Malgré les avancées ailleurs au pays, Jean-Sébastien Fallu est plutôt pessimiste quant à la possibilité que Québec décriminalise la possession de sitôt. «Le Québec est la province la plus conservatrice au pays sur la question des drogues, affirme-t-il. Que ce soit en matière d’encadrement des drogues, de légalisation des drogues, incluant le cannabis, c’est ici que l’opposition est la plus grande.» TVA NOUVELLES/AGENCE QMI Le ministre de la Justice Simon Jolin-Barrette Le ministre québécois de la Justice, Simon Jolin-Barrette, a d’ailleurs affirmé que ce n’est pas dans les plans de Québec à court terme, rapporte Le Devoir. «Actuellement, on travaille déjà avec les programmes que nous avons [en prévention]», a-t-il ajouté mercredi. Et si la directrice des poursuites pénales du Canada, Kathleen Roussel, a demandé en 2020 aux procureurs fédéraux de ne pas lancer de poursuites contre les personnes arrêtées pour possession simple, le Québec échappe à cette directive, puisque la province a son propre Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP). «Cette directive-là, c’est une décriminalisation de facto, mais qui ne s’applique pas au Québec tant que le DPCP, voire le ministre Jolin-Barrette, [ne donne pas] la même directive à ses procureurs. Ça n’a pas été fait, malgré plusieurs appels du public, des organisations et même de partis d’opposition», se désole Jean-Sébastien Fallu. D’ailleurs, le projet de loi C-216, qui aurait étendu la décriminalisation de la possession simple à l’ensemble du pays, a été rejeté mercredi par une majorité de députés libéraux et tous les élus conservateurs, alors que le gouvernement, la veille, donnait son aval à la Colombie-Britannique concernant son projet-pilote de trois ans. • À lire aussi: Même les policiers pensent qu'il faut décriminaliser la possession de drogue Une décision incohérente et hypocrite, selon Jean-Sébastien Fallu. «Je pense qu’on a des élus, tant au fédéral qu’au provincial, qui ont du sang sur les mains. Rien de moins. Leur décision tue du monde.» Qui est en faveur de la décriminalisation des drogues? Pourtant, les voix qui s’élèvent en faveur de la décriminalisation des drogues sont nombreuses dans la province, à commencer par la Ville de Montréal, plusieurs directions régionales de santé publique – incluant l’ex-directeur national de santé publique du Québec, Horacio Arruda – et même le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).
  7. Joseph Facal Jeudi, 26 mai 2022 05:00 MISE À JOUR Jeudi, 26 mai 2022 05:00 Je reviens de deux semaines de vacances en Espagne. À Barcelone, une affaire fait grand bruit. Elle aura, vous verrez, un air familier. Anisa et Arooj Abbas, deux sœurs âgées de 21 et 24 ans, arrivèrent en Catalogne quand elles étaient des enfants, en provenance du Pakistan, accompagnées de leur mère. Le reste de la famille, restée au Pakistan, a décidé qu’elles marieraient, que cela leur convienne ou pas, deux cousins. Après le mariage, ces derniers pourraient légalement quitter le Pakistan et les retrouver en Espagne. Torturées Les deux sœurs refusent. Elles fréquentaient deux hommes de leur choix en Espagne. La famille les attire au Pakistan en prétextant vouloir clarifier l’affaire par le dialogue et la raison. Une fois là-bas, les deux jeunes femmes réitèrent leur refus de ces mariages forcés. Elles sont alors emprisonnées, torturées et assassinées par leurs « maris », oncles, frères et par d’autres cousins. Le rôle du père n’est pas clair. Ils forcèrent la mère, enfermée dans une pièce voisine, à écouter les cris de ses filles pendant qu’on les martyrisait. Neuf hommes seraient impliqués, dont sept sont présentement sous les barreaux. La mère refuse d’identifier les bourreaux. Les mariages forcés sont une pratique courante dans cette partie du monde, mais aussi, rapportent les médias espagnols, au sein des communautés ayant déjà émigré en Europe ou en Amérique du Nord. En Occident, ils sont évidemment cachés. On trouvera aussi, sans difficulté, dans nos propres sociétés, nombre d’imbéciles étouffés dans leurs bons sentiments et leur « ouverture à l’Autre » pour relativiser, tergiverser, plaider le cas isolé, le danger de « l’amalgame », nos propres fautes, etc. Les assassinats dits « d’honneur » sont, pour leur part, fréquents au Pakistan, en Inde, au Bangladesh et en Afghanistan, là où sévit l’islam le plus rétrograde. L’an dernier, on a recensé 480 crimes « d’honneur » seulement au Pakistan. Imaginez le nombre non rapporté. Imaginez la conception de l’honneur qu’il faut avoir pour tuer des femmes au nom de celui-ci. On pense évidemment ici à l’affaire Shafia, survenue au Canada il y a peu. On objectera qu’un homme qui tue une femme parce qu’il la considère comme sa propriété personnelle n’est pas exclusif à une religion ou à une partie du monde. Mais ce qui est exclusif, oui, à une aire géoreligieuse, c’est la persistance d’une culture clanique profondément enracinée qui trouve cela normal et l’enrobe de considérations sur un « honneur » supposément bafoué par le libre arbitre de la femme. Écoutez l'édito de Joseph Facal à l'émission de Richard Martineau diffusée chaque jour en direct 8 h via QUB radio : Utopie On doit tirer de cette tragique affaire – loin d’être la seule – au moins un questionnement et deux conclusions générales. Jusqu’à quel point des politiques de réunification familiale sans doute bancales et naïves ne favorisent-elles pas l’exportation de ces attitudes dans nos propres sociétés ? Ensuite, il y a bel et bien un choc des civilisations. Enfin, une partie des gens qui arrivent en Occident, dont la proportion est difficile à estimer, a des valeurs si radicalement contraires aux nôtres que son intégration authentique est une funeste utopie.
  8. Héloïse Archambault et Hugo Duchaine Mercredi, 25 mai 2022 00:00 MISE À JOUR Mercredi, 25 mai 2022 00:00 Mis en place pour leur sauver la vie d’une infection mortelle, le confinement des aînés durant la pandémie a généré beaucoup de détresse psychologique, et une quarantaine d’entre eux ont mis fin à leurs jours. • À lire aussi: Plus de 1000 aînés morts d’une chute en deux ans, des accidents souvent évitables • À lire aussi: Elle meurt d'une chute évitable en CHSLD à 96 ans Quarante Québécois se sont enlevé la vie dans leur résidence pour aînés ou en Centre d’hébergement de soins de longue durée (CHSLD) depuis le début de la pandémie. Ces données ont été compilées par Le Journal, qui a lu 1297 rapports de coroners à la suite de décès survenus dans ces endroits, depuis mars 2020. Quand la vie n’a plus de sens Durant la première vague, les aînés étaient confinés dans leur appartement ou dans leur chambre. Pendant plusieurs semaines, ils ne pouvaient plus manger à la cafétéria, se promener dans la résidence ou recevoir la visite de proches. On les empêchait même de prendre leur voiture. « Le fait d’être isolés, confinés avec des règles strictes, de ne pas avoir de contacts avec la famille, c’est certain que ça a aggravé leur situation au niveau de la santé mentale », déplore Lucile Agarrat, psychologue spécialisée auprès des aînés. Pour beaucoup, cet isolement a généré de la frustration, de l’angoisse et de la détresse. Une dizaine de résidents ont mis fin à leurs jours en se jetant du haut de leur balcon. • Un homme de 67 ans a sauté du balcon du septième étage d’une résidence pour aînés, en mars 2020. « [Monsieur] était confiné dans son appartement et éprouvait un grand sentiment d’isolement, a écrit la coroner Amélie Lavigne. Le contexte de la COVID-19 est un des facteurs contributifs au décès. » • En octobre 2020, une dame de 88 ans a mis fin à ses jours à la résidence Domaine des Pionniers, à Val-d’Or. Elle revenait d’un séjour à l’hôpital, et était confinée pour 14 jours. « Mme [...] avait réagi émotivement en disant qu’on l’enfermait parce qu’elle avait été à l’hôpital », écrit le coroner. Sortis du désert Après deux ans de pandémie, le gériatre David Lussier constate que plusieurs personnes âgées ont subi un grand choc. « C’est comme si on revoit quelqu’un qui revient de traverser un désert, compare le médecin. Ils ont vieilli beaucoup plus qu’ils auraient dû en deux ans, c’est vraiment flagrant. » « Maintenant, c’est plus difficile. Ils ont la pression de recommencer à sortir, ajoute-t-il. Certains sont très anxieux de recommencer la vie normale sans mesures. » Selon la Dre Agarrat, les services d’aide psychologique sont beaucoup trop rares en CHSLD. « Il n’y a quasiment pas de services, dit-elle. Ça mériterait une prise en charge continue. » Par ailleurs, des dizaines d’aînés ont développé un « syndrome de glissement ». « Ce terme désigne la condition d’une personne dont la vie vient de changer à cause d’un épisode aigu et chez qui s’installe le refus de boire, de manger, et un désintérêt généralisé pour tout ce qui l’entoure et l’expression d’un désir de mourir », a écrit le coroner André Cantin. Le taux de mortalité dû à ce syndrome est de 80 % à 90 %, selon un rapport. « Glisser, c’est un peu se suicider à la hauteur de ses capacités », souligne Francis Etheridge, chercheur en gérontologie. Ne plus jamais leur faire vivre cela Le Québec doit apprendre de ses erreurs et ne plus jamais faire revivre un confinement aussi drastique aux aînés, plaident plusieurs spécialistes. Tous les experts contactés par Le Journal sont unanimes : le confinement du printemps 2020 a eu des effets dévastateurs sur la santé physique et psychologique des aînés. « Maintenant qu’on voit le bonheur revenu en résidence, que les gens sont heureux de retrouver leur liberté, on se dit : il ne faut jamais plus vivre ça. Ce sont des citoyens à part entière, qui ont les mêmes droits et libertés que n’importe qui dans la société », plaide Isabelle Nantais, présidente du conseil d’administration du regroupement québécois des résidences pour aînés. « Je comprends que dans le contexte, les gens pensaient prendre la meilleure décision possible. Avec du recul, on sait que ce n’était pas la bonne décision », ajoute-t-elle. Pas juste la covid Or, à l’époque, les mesures sanitaires visaient à limiter au maximum la propagation du virus de la COVID-19. Au détriment de tout le reste. « Tout tournait autour de la covid, on n’avait plus de temps pour rien d’autre », résume Philippe Voyer, chercheur au Centre d’excellence sur le vieillissement de Québec. « Une fois que les résidents étaient vaccinés, plus de latitude aurait dû être offerte, croit aussi Francis Etheridge, chercheur en gérontologie. Ce que veulent les résidents par--dessus tout, c’est de garder un sens à leur vie. [...] Les résidents sont prêts à prendre des risques, parce qu’en moyenne, on ne vit pas très longtemps en centre d’hébergement. » Selon Mme Nantais, les impacts psychologiques sur les aînés en RPA ont été plus grands que les infections au virus. « Ça a été long avant qu’on adresse la santé mentale, c’était beaucoup axé sur le virus. [...] Mais ce n’était peut-être pas le pire des ennemis, dit Mme Nantais. Il y a beaucoup plus de gens qui ont été affectés par la santé mentale qu’en raison du virus lui-même. » « Les gens ont eu le sentiment de se faire voler du temps », dit-elle. La détresse causée par la pandémie Le Journal a compilé 1297 rapports de coroners à la suite de décès survenus en résidences pour aînés et en CHSLD depuis le début de la pandémie, en mars 2020. Au total, 40 aînés se sont enlevé la vie. Voici quelques extraits des rapports qui montrent l’impact du confinement sur leur détresse psychologique. Ce qui suit pourrait être troublant pour certains lecteurs, nous préférons vous en avertir. Le Journal a choisi de publier ces tristes extraits afin d’illustrer de façon concrète les drames qu’ont vécus de nombreux aînés en isolement forcé pendant la pandémie. Peur de mourir de la COVID-19 Photo Adobe Stock Le confinement de nombreux aînés en pandémie a eu un effet dévastateur sur leur santé mentale. Un homme de 87 ans s’est tué en sautant du neuvième étage de la résidence où il vivait, à Montréal, en octobre 2020. Dans sa lettre d’adieu, l’homme « mentionne qu’il ne veut pas aller mourir au CHSLD du Covid », lit-on dans le rapport. Trop anxieuse Une dame de 74 ans qui avait accès à des allumettes a réussi à mettre fin à ses jours en s’immolant à la résidence Logis d’Or, en Beauce, en avril 2020. La femme avait la responsabilité d’allumer les cierges lors des célébrations religieuses. On lui avait donc permis de garder un paquet d’allumettes. « Dans les deux semaines précédant son décès, Mme [...] a regardé en permanence les nouvelles où l’on parlait de la COVID-19, ce qui a eu pour effet d’augmenter son anxiété. Elle en parlait beaucoup », a écrit le coroner. « Le confinement obligatoire à la chambre, la fin des activités religieuses de groupe a exacerbé l’anxiété. » Victime de la solitude Une dame de 88 ans a mis fin à ses jours en juillet 2020, dans sa résidence pour personnes âgées. « Depuis les derniers mois, elle se plaignait de solitude et des mesures sanitaires liées à la pandémie de COVID-19, ainsi qu’elle ne pouvait avoir que des consultations téléphoniques avec son médecin, lesquelles étaient limitées, selon elle. Elle se sentait isolée et vivait beaucoup de solitude », indique le rapport. « Elle refusait toute aide psychologique, affirmant ne pas être folle », écrit le coroner. Déstabilisée par le confinement Une dame de 67 ans s’est tuée après un confinement obligatoire dans sa résidence pour personnes âgées avec des troubles cognitifs. En octobre 2020, un cas de COVID-19 a été détecté et les résidents ont été isolés dans leur chambre. La femme « qui était déjà un peu anxieuse a été complètement déstabilisée par ces mesures. Dans la soirée, elle est sortie de sa chambre à plusieurs reprises disant vouloir aller fumer, et le personnel devait chaque fois la ramener », lit-on. Elle avait réussi à cacher un briquet dans sa chambre, et s’est tuée en s’immolant. Il s’ennuie au CHSLD Un homme de 67 ans qui n’aimait pas vivre dans cette résidence a mis fin à ses jours en décembre 2020, au CHSLD les Tilleuls, à Laval. L’homme ne « veut pas y rester et il fait beaucoup de manipulation auprès du personnel et de sa famille en alléguant qu’il va se suicider s’il ne retourne pas chez lui », lit-on. « Il dit s’ennuyer au CHSLD, n’ayant aucune activité, et à cause de la pandémie, il est restreint dans ses déplacements. » Anxieux de la COVID-19 Un homme de 79 ans a sauté du balcon du 7e étage de sa résidence, en mars 2021. Il devait être confiné à son retour de l’hôpital dans sa résidence, et il présentait des idées dépressives depuis plusieurs années. « Plus récemment, il était très anxieux avec les mesures de confinement liées à la pandémie de COVID-19. » Endeuillée par la COVID-19 Une dame de 88 ans a mis fin à ses jours en avril 2021, dans sa résidence pour aînés de Thetford Mines. Elle revenait d’un séjour à l’hôpital après une chute, et elle « ne voulait pas faire l’usage d’une marchette pour le reste de sa vie », selon ses proches, indique le coroner. Elle avait aussi été affectée par les mesures sanitaires liées à la COVID-19, et avait récemment perdu deux proches en raison de la maladie. « Laissez-moi mourir » Une aînée de 90 ans souffrant d’anxiété sévère s’est suicidée en se jetant de son balcon au deuxième étage de sa résidence pour aînés de Beauceville. La chute dans le vide ne l’a cependant pas tuée. Elle se frappait la tête sur le pavé en béton en répétant « Laissez-moi mourir », selon le rapport du coroner. Cinq étages au lieu de souffrir Un homme de 82 ans avec divers problèmes de santé s’est jeté dans la cage d’escalier, du cinquième étage de sa résidence pour aînés de Saint-Jérôme. Il voulait « s’épargner des souffrances à l’hôpital et éviter ainsi à ses proches de devoir se rendre à l’hôpital tous les jours. »
  9. Richard Martineau Dimanche, 22 mai 2022 05:00 MISE À JOUR Dimanche, 22 mai 2022 05:00 Comme l’a raconté l’historien Frédéric Bastien dans son blogue hier, une université ontarienne a retiré de son site Instagram une photo montrant deux lesbiennes en train de s’embrasser. Pourquoi ? Parce que les deux femmes qu’on pouvait voir sur cette photo mise en ligne dans le cadre de la Journée internationale contre l’homophobie portaient chacune un voile islamique. Et que l’image a été jugée « inappropriée » et « insultante » par certains musulmans – dont un imam radical faisant partie du Conseil des imams canadiens. LA RELIGION AVANT LES GAIS Imaginez si c’étaient des prêtres catholiques qui avaient demandé à l’université de retirer une image montrant deux lesbiennes portant un bijou en forme de croix en train de s’embrasser ! Qu’est-ce que les porte-parole de l’université auraient répondu, selon vous ? « Nous ne plierons pas devant l’extrême droite catholique homophobe ! Les méchants misogynes qui sont en train de gangréner le Parti conservateur ! » Mais c’étaient des musulmans qui ont fait la demande – donc, des personnes « racisées ». On a donc retiré l’image « offensante ». Pour ne pas passer pour racistes, anti-arabes et « islamophobes ». Entre les extrémistes religieux et les lesbiennes, on a choisi de défendre... les extrémistes religieux ! Pour l’université, il était plus important de « respecter » les « sensibilités » d’une poignée d’extrémistes religieux homophobes que les droits de la communauté gaie. Ça en dit long sur les dérives idéologiques du mouvement « décolonial intersectionnel ». LE DROIT DE HARCELER LES FEMMES ! Donc, pour les adeptes du mouvement woke, une personne racisée pèse plus lourd qu’un gai ou une lesbienne. Même si la personne « racisée » en question est homophobe ! Pourquoi ? Parce que la couleur de sa peau est plus importante que ses opinions politiques ! Parce que pour les apôtres de la religion décoloniale, la race est le fin mot de l’histoire. Le boutte du boutte du boutte. Un homme arabe siffle et insulte une femme blanche dans la rue ? Nos amis woke vont défendre l’homme arabe ! En disant que cette façon d’aborder les femmes « fait partie de sa culture » ! Face aux droits des hommes racisés, les droits des femmes blanches ne font pas le poids ! Vous trouvez que j’exagère ? En septembre 2017, des figures importantes du mouvement décolonial et « indigéniste » français et belge ont signé une lettre ouverte affirmant que la pénalisation du harcèlement de rue était... raciste !!! Elizabeth Brown de l’Université Panthéon-Sorbonne, Alice Debauche de l’Université de Strasbourg, Pauline Delage de l’Université Lumière à Lyon, Eric Fassin de l’Université de Vincennes-Saint-Denis, Marylène Lieber de l’Université de Genève, Marta Escoda de l’Université de Lausanne, etc. Pour ces « grands intellectuels », cette volonté de vouloir punir les hommes qui harcèlent les femmes dans la rue « pose problème ». Parce que ce projet vise « les populations qui occupent la rue, lesquelles appartiennent souvent aux fractions pauvres et racisées » !!!! Vous avez bien lu. Un patron blanc qui harcèle une femme dans un bureau est un salaud. Mais un homme « pauvre et racisé » qui fait la même chose dans la rue est une victime du capitalisme patriarcal blanc !!!! FOU RAIDE Rendu là, avouez, c’est du délire avec un D majuscule. Le genre de délire qu’on enseigne malheureusement dans nos universités. Et qui fait plier nos élites.
  10. Juste de même là, on sait tous qu'il n'y a rien a faire avec ce genre de ''délinquants'' et que de mettre ça en prison c'est plus de 100 000.00 $ par année que ça coûte. Alors pourquoi ne pas tout simplement retourner ces gens là d'oû il proviennent?
  11. Dominique Lelièvre Lundi, 16 mai 2022 09:16 MISE À JOUR Lundi, 16 mai 2022 21:04 Un homme de Lévis est accusé d’agressions sexuelles graves à l’égard de deux personnes adultes, dont il aurait mis en danger « la vie et la santé ». La police cherche à savoir s’il aurait fait d’autres victimes. Christopher Saintelmane, 35 ans, a été arrêté jeudi dernier et a comparu sous deux chefs d’accusation au palais de justice de Québec, a fait savoir lundi le Service de police de la Ville de Lévis (SPVL). « C’est une question de consentement éclairé là-dedans. On parle d’un suspect qui a mis la vie et la santé en danger des victimes », a relaté le porte-parole du SPVL, François Gagnon, précisant qu’il y a deux plaignants dans cette affaire. « Il y a une question de santé qui n’a pas été divulguée de la part du suspect aux victimes, donc c’est pour ça que ce n’est pas un consentement qui était éclairé », a-t-il précisé. Plusieurs conditions Le SPVL n’a pas voulu dire si l’accusé serait porteur du VIH, même si les informations rapportées le suggèrent fortement. Son avocat n’a pas voulu commenter. Saintelmane a été remis en liberté moyennant plusieurs conditions, notamment de ne pas se trouver dans des « endroits de rencontre de type sauna », de suivre son traitement de trithérapie comme prescrit par son médecin et d’effectuer des tests de charge virale aux trois mois ou comme recommandé par son médecin, a indiqué la police. Il doit revenir en cour le 14 juillet. Au cours des dernières années, Christopher Saintelmane a habité dans la grande région de Montréal, à Québec ainsi que dans le secteur de Charlevoix. Les enquêteurs ont des raisons de croire qu’il pourrait avoir fait d’autres victimes. Vous avez un scoop à nous transmettre? Vous avez des informations à nous partager à propos de cette histoire? Vous avez un scoop qui pourrait intéresser nos lecteurs? Écrivez-nous à l'adresse [email protected] ou appelez-nous directement au 1 800-63SCOOP. Pseudonymes Selon le SPVL, il utilisait les pseudonymes « Kiff » et « Kristopher Boirond » sur diverses plateformes web pour entrer en contact avec ses victimes. Puisque plusieurs victimes présumées ont été identifiées, la structure de gestion des enquêtes sur les crimes en série (GECS), coordonnée par la Sûreté du Québec, a été déclenchée. Il s’agit d’une structure de commandement unifiée qui permet une mise en commun des ressources des corps de police de la province. Toute information reliée à cette affaire peut être communiquée au SPVL au 418-832-2911 ou en contactant la ligne Tel-lien au 418-835-5436. Rappelons qu’en 2014, un homme séropositif, Steve Biron, avait été condamné au palais de justice de Québec à six ans d’emprisonnement pour avoir eu des relations sexuelles non protégées avec 15 hommes tout en se sachant porteur du VIH, en plus de voir son nom inscrit au registre des délinquants sexuels.
  12. Maxime Deland Mardi, 17 mai 2022 10:30 MISE À JOUR Mardi, 17 mai 2022 10:30 Un fugitif de 19 ans recherché depuis le mois de janvier pour son implication présumée dans trois fusillades survenues en l’espace de 24 heures à Montréal-Nord a finalement été arrêté. • À lire aussi: Encore des coups de feu à Montréal-Nord Steve Napoléon a été épinglé vendredi dans un appartement de la rue De Salaberry, dans l’arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville. Il a comparu samedi au palais de justice de Montréal sous plusieurs chefs d’accusation en matière d’arme à feu. La perquisition menée à l’intérieur de son logement a permis de saisir une arme de poing, deux chargeurs, deux armes à air comprimé, des munitions et des comprimés de méthamphétamine. Les enquêteurs du SPVM étaient aux trousses de Steve Napoléon depuis la soirée du 22 janvier, lors de laquelle ils avaient presque réussi à mettre la main au collet du suspect, à la suite d’une interception de routine. Photo d'archives Olivier Faucher La présence policière était soutenue le dimanche 23 janvier 2022 près de l’intersection de la rue Pascal et du boulevard Rolland, à Montréal-Nord, arrondissement où sont survenus trois événements impliquant des coups de feu en 24 heures. Selon nos informations, Napoléon était passager d’un véhicule ayant été intercepté par les policiers pour une infraction au Code de la sécurité routière. Pendant que les patrouilleurs procédaient à l’arrestation du conducteur, Andrews Joseph Ménard, 25 ans, qui roulait avec un permis de conduire sanctionné et qui contrevenait à ses conditions de remise en liberté, Napoléon aurait pris la fuite à pied. Quelques instants plus tôt, il avait donné un faux nom aux policiers qui lui demandaient de fournir son identité. À bord du véhicule, les policiers ont trouvé deux armes à feu. Plusieurs douilles ont également été découvertes dans l’habitacle, laissant croire que des coups de feu avaient été tirés à partir du véhicule, selon nos sources. La police croit que Steve Napoléon pourrait être impliqué dans trois tentatives de meurtre commises l’hiver dernier dans le secteur de Montréal-Nord.
  13. Richard Martineau Mardi, 17 mai 2022 05:00 MISE À JOUR Mardi, 17 mai 2022 05:00 Selon un rapport produit par le ministère de l’Éducation sur le bientôt défunt cours Éthique et culture religieuse et rendu public par La Presse, il est de plus en plus difficile d’aborder des sujets « sensibles » en classe. Comme la religion, l’intolérance, le racisme ou l’intimidation. Car ça crée des tensions. LE FRUIT DÉFENDU Bientôt, si ça continue, les profs vont faire comme Michelle Setlakwe, la candidate libérale dans Mont-Royal–Outremont : ils ne parleront plus de sujets « qui divisent ». Juste de sujets gnangnans qui font consensus. On va se retrouver d’un côté avec des écoles qui refusent d’aborder des sujets délicats, sous prétexte de ne pas heurter les sensibilités des petits lapins et de leurs parents. Et de l’autre, des médias sociaux qui vont ressembler à des égouts à ciel ouvert. D’ailleurs, les deux phénomènes sont étroitement liés. Plus on empêche les gens raisonnables de parler intelligemment de certains sujets à l’école et dans les médias traditionnels, plus les gens vont se tourner vers les médias sociaux pour discuter de ces sujets – avec le résultat que l’on connaît. Ne ratez pas l'émission de Richard Martineau, tous les jours 8 h 00, en direct ou en balado sur QUB radio : États-Unis : «La droite la plus bête et la plus idiote au monde», dit Martineau Pas besoin d’être un génie en psychologie ou en sociologie pour comprendre ça. C’est comme avec les enfants : la meilleure façon de faire en sorte que ton fils se bourre de bonbons quand il sort avec ses amis est de l’empêcher d’en manger à la maison. Il va développer une véritable obsession pour le « fruit défendu ». Voilà pourquoi Adam a croqué dans la pomme. Pas parce qu’il avait le goût de manger une pomme. Mais parce qu’on ne cessait de lui dire qu’il n’avait pas le droit de manger une pomme ! Tu ne veux pas que ton prof te parle de racisme ? OK. C’est un bozo qui enregistre des vidéos tout nu à trois heures du matin avec un sac de Doritos entre les cuisses qui va t’en parler. La censure n’empêche pas les gens de discuter de certains sujets. Elle fait juste les pousser à en discuter hors des canaux traditionnels. Là où pullulent les fausses nouvelles et les théories du complot. Tout comme je préfère que mes enfants achètent leur pot à la SQDC plutôt qu’à Johnny au parc, qui en profiterait pour leur vendre de la coke et des opioïdes, je préfère qu’ils parlent de « sujets sensibles » avec leurs profs plutôt qu’avec un gars qui « a fait ses recherches » sur un site obscur dédié aux Illuminati, et qui les entraînerait à croire que l’homme n’est jamais allé sur la Lune. PROF, UN MÉTIER DANGEREUX En France, la situation est telle dans certaines écoles que les profs ne peuvent même plus parler de l’Holocauste. Même l’enseignement de l’Histoire est devenu problématique ! Quant aux discussions sur la liberté d’expression, on n’y pense même pas. Un prof a été décapité pour avoir parlé des caricatures de Mahomet ! Et attendez que les décolonialistes débarquent dans les écoles secondaires et élémentaires : ils disent que les mathématiques constituent une science raciste ! Comme si 2 + 2 égalait 4 seulement chez les Blancs ! Après ça, on se demande pourquoi il y a une pénurie de profs et de policiers. Duh ! Quelle personne saine d’esprit voudrait exercer de tels métiers ?
  14. Louis Deschênes Dimanche, 8 mai 2022 22:41 MISE À JOUR Lundi, 9 mai 2022 00:20 L’ex-animateur de radio André Arthur est décédé dimanche à l’âge de 78 ans. La nouvelle a été confirmée en fin de soirée, dimanche, sur son compte Twitter. Des proches de la famille nous ont aussi transmis l’information. Il avait annoncé quelques jours auparavant, être atteint de la COVID. La « banale grippe chinoise », avait-il mentionné sur les réseaux sociaux. Comme il ne faisait jamais les choses comme les autres et qu’il ne voulait jamais être « plate », voici le message qui a été émis sur son compte Twitter dimanche en fin de soirée quelques jours après qu’il fut encore actif à donner ses opinions sur l’actualité : « Aujourd’hui, le 8 mai 2022 à l’hôpital Laval je suis mort. Je laisse dans le deuil mon fils René (Jade), mes 3 merveilleux petits enfants, ma fille Pascale (Louis), ma tendre Lucy et mon frère Louis (Réjane). » Photo d'archives Le 12 septembre 1984, André Arthur retourne au micro de son ancienne station, CJRP, pour faire mousser sa candidature comme député indépendant aux élections provinciales. « J’ai eu le privilège d’avoir eu une carrière de chauffeur d’autocar, d’arbitre de sport, d’élu à la Chambre des communes comme indépendant sans allégeance à un parti, une place dans les médias qui j’espère n’a laissé personne indifférent et que j’ai réussi à vous faire rire », a-t-il ajouté. Pour conclure, il a rappelé une phrase qu’il a répétée tout au long de sa carrière : « Faites-moi plaisir. À gang on sait tout !! Faut qu’on se parle. AA. » Le roi Avec son franc-parler et ses envolées oratoires, le controversé morning man a dominé outrageusement les ondes et les cotes d’écoute de la radio de Québec pendant un quart de siècle. D’accord ou non, énormément de monde voulait connaître l’opinion d’André Arthur sur les sujets du jour. Sa désinvolture lui aura permis de repousser les limites du métier et parfois du bon goût. Il a été la cible de nombreuses poursuites en diffamation. Son style qui ne laissait personne indifférent le porte au sommet sur la bande AM autant à CJRP qu’à CHRC, station à laquelle il a été le plus identifié. Photo d'archives Le dévoilement de la programmation de BLVD 102,1 en août 2022, André Arthur partagera l’antenne avec Nathalie Normandeau. Il a en d’ailleurs été copropriétaire de 1984 à 1995. Il y a fait la pluie et le beau temps avec ses acolytes Marc Simoneau aux sports et Myriam Ségal comme journaliste-recherchiste. C’est à cette époque qu’il répétait. « À gang on sait toute. Il faut qu’on se parle. » Cette phrase deviendra sa marque de commerce. André Arthur a débuté à la radio en 1970 pour un emploi d’été. La même année, il a abandonné ses études en sciences politiques pour se consacrer à la radio. Il a été chef d’antenne à Télé-4 de 1972 à 1979. À la radio, il se décrit comme l’animateur qui prend la défense du petit peuple. Dans son émission d’affaires publiques, il dénonce souvent la bourgeoisie crasse. Il en fait sa réputation. Faits marquants Le 8 mai 1984 deviendra une date marquante pour André Arthur et tout le Québec alors que le caporal Denis Lortie passe à la station de radio y déposant une cassette avec les informations des actes qu’il allait commettre au Parlement de Québec. Photo d'archives Au palais de justice lors de la comparution de Robert Gilet dans le dossier de la prostitution juvénile. Sa relation et ses entrevues avec le propriétaire du Manoir Richelieu Raymond Malenfant marqueront aussi l’imaginaire. La saga entre l’homme d’affaires et le syndicaliste de la CSN Gérald Larose, Arthur en fera ses choux gras. Son entrevue avec Walter Sieber pour la candidature de Québec aux Jeux olympiques de 2002 demeure aussi mémorable dans l’univers radiophonique. Politique De ce qu’il racontait à la radio, André Arthur avait une grande admiration pour son père. René Arthur était un fonctionnaire devenu chef de cabinet pour le Parti libéral du Québec. Il a animé à la radio de Radio-Canada et était considéré comme une personne de grande distinction. Le fils d’André Arthur s’appelle René. Il a brièvement fait de la radio à CHOI. André Arthur s’est présenté aux élections en 1994 comme candidat indépendant au provincial et a obtenu 29 % des voix. En 1997, à la mairie de Québec, il a obtenu 33 % face à Andrée Boucher. Il a finalement été élu au fédéral à deux reprises (2006 et 2008), dans la circonscription de Portneuf–Jacques-Cartier, mais il fut vaincu en 2011. Il a une fois de plus retenu l’attention en cumulant les deux fonctions, celle de député et d’animateur radio. Photo d'archives En 2006, alors qu’il est député, il annonce être atteint d’un cancer de la prostate. Les derniers commentaires qui auront fait réagir, André Arthur les aura publiés sur Twitter. Et c’est sur cette plateforme le 4 mai qu’il écrivait qu’il était atteint de la COVID. « Une banale grippe chinoise devient un très féroce coup de pelle derrière la tête avec la découverte d’une bronchopneumopathie chronique obstructive (COPD) jamais diagnostiquée. Héritage de cigarettes abandonnées depuis plus de 40 ans. » Le lendemain, il publiait encore. « À l’hôpital... En début de soirée, j’arrive à mon 34e “mon cher” de la journée. Prononcé avec la petite voix de gardienne de garderie, ça use le moral. » Les dates importantes ◆ 1943 Il naît le 21 décembre d’un père originaire de Turquie, l’animateur de radio René Arthur, et d’une mère québécoise (Lucie Tanguay). Le véritable nom de famille des Arthur était Isakian. ◆ 1970 André Arthur débute à la radio de Québec à CHRC, premiers pas d’une longue carrière à cette antenne. ◆ 1972-1979 Chef d’antenne à Télé-4 (maintenant TVA Québec). ◆ 1982 Il quitte CHRC pour la station CJRP, autre station AM de Québec. ◆ 1984 André Arthur achète CHRC et sa station-sœur d’alors, CHOI, en compagnie de trois hommes d’affaires. Il y revient aussi comme animateur. ◆ 1987 À la suite du décès de l’ancien journaliste et premier ministre du Québec René Lévesque, qui animait à la station montréalaise CKAC, Arthur est recruté par cette antenne pour le remplacer. Il continue en plus d’œuvrer pour CHRC. ◆ 1997 Arthur quitte CHRC. ◆ 2006 Il reçoit un diagnostic de cancer de la prostate, dont il se remet. ◆ 2015 Arthur fait son retour à CHOI en août. Il se fera montrer la porte en avril 2016. Il avait ensuite affirmé qu’il quittait la radio pour de bon. ◆ Septembre 2016 Il reprend toutefois le micro sur les ondes de BLVD 102,1, à Québec. ◆ 2018 Il est congédié de BLVD à la suite de propos jugés homophobes. Carrière politique André Arthur s’est présenté aux élections en 1994 comme candidat indépendant au provincial et il a obtenu 29 % des voix. En 1997, comme candidat à la mairie de l’ancienne ville de Sainte-Foy, il a obtenu 33 % des voix face à Andrée Boucher, la gagnante. Il a été élu comme député de Portneuf–Jacques-Cartier au fédéral à deux reprises (2006 et 2008), mais il fut vaincu en 2011.
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