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PIEDRO

Les piedronneries

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Ce qu'implique les piedronneries

 

Si les piedronneries se veulent très connes et débridées à la base, elle implique aussi un standard d'écriture d'article minimal, les piedronneries sont une parodie encyclopédique d'encyclopédie. Mes articles sont développés un minimum. Comprenez que même l'humour se travaille.

 

Une bonne source d'erreurs de mes sujets est la confusion entre le plaisir qu'on prend à écrire des conneries intelligemment stupides sur tout et n'importe quoi et celui qu'on imagine que les autres pourraient avoir en les lisant.

 

Si vous avez tout compris, vous pouvez continuer à me lire !

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Piedronnerie n° 1 - La constipation dédramatisée

 

Vous êtes en train de regarder un match de foot à la télévision, une bière à la main et une pizza devant vous. Dans la rue près de chez vous, l'ambiance est calme. Vous n'entendez que le seul bruit furtif de quelques voitures, et votre voisin battant sa femme. Alors que vous regardez un joueur français tenter de taper dans le ballon, vous vous apercevez qu'il se passe quelque chose d'anormal... Soudain, vous prenez conscience d'une sensation bizarre dans la zone culière. Mettant cela sur le compte d'une simple et banale douleur due au fait que vous n'ayez pas décollé votre postérieur du canapé de la journée - la bière et la pizza ayant été aimablement livré par votre femme - vous ré-ajustez votre position, et retournez à votre match. Mais... Ces étranges sensations persistent au sein de votre partie du corps la plus intime. Maintenant, la sensation horrible a atteint son paroxisme... Vous luttez dans votre canapé, vous sentez vos tripes se contracter... Un grand cataclysme se prépare.

 

Vous grimacez à présent, en raison de la douleur que créé ces forces en action dans votre rectum. Vous avez beau essayer d'ignorer la sensation douloureuse, poser vos pieds sur la table, vous coucher sur le côté, et manger toujours plus de crème glacée comme vous l'avez lu dans "Elle", rien n'y fait. Vos jambes flageolent, votre rythme cardiaque s'accélère... Le moment redouté approche. H-10 minutes. Les yeux écarquillés de terreur, le corps crispé et contracté au maximum, vous courez vers les toilettes, et ouvrez la porte. Les toilettes sont là, devant vous, son siège ouvert, comme s'il vous souhaitait la bienvenue. La terreur grandit... Vous respirez un bon coup, pour une dernière fois, et vous faîtes face à votre ennemi !

 

A présent, vous êtes bien installé sur vos toilettes.. La froide porcelaine de son siège colle à vos fesses, comme si... Comme si les toilettes voulaient vous emmener à l'intérieur. Votre respiration régulée, profonde et lente, contraste fortement avec les battements agités de votre cœur. Des flash de mémoires vous reviennent à l'esprit. Par exemple, vous revoyez cette fois là, à l’hôtel, où vous n'aviez pu faire caca... Cela ne se passera pas comme ça, je le refuse, vous dites-vous fermement. C'est juste le curry de hier midi qui est mal passé, rien de plus. Désespérément, vous vous raccrochez à cet espoir. Oui, c'est ça. Juste une petite indigestion. Tout sera bientôt fini, il suffit simplement que je me calme, et tout ira bien !. Devant l'intensité du phénomène, vous finissez par prendre un laxatif.

 

Colère et doutes s'emparent de vous. Pourquoi j'ai mangé ce curry ? Je n'aime même pas cette satané nourriture indienne... Frustré et sur un coup de tête, vous essayez vainement de réduire la pression s'exerçant sur votre derrière. Vous poussez de toutes vos forces, contractant vos intestins. Le sang afflue à votre tête, et vous tournez rouge. Non, non, pas cette fois, une once de panique s'emparant de vous. Poussant et poussant toujours plus, vous commencez à sentir quelque chose faire son chemin vers le bas, petit à petit, très lentement. Votre corps aimerait tant libérer ce quelque chose... Et ça approche ! Vous remuez sur votre siège dans tout les sens. Je n'abandonnerai jamais ! criez-vous ! Non, vous n'abandonnerez pas. Vous poussez encore et toujours, les intestins contractés comme jamais dans votre vie. Votre besoin s'écoule lentement, et "uniformément". Elle ne semble pas avoir de fin... C'est presque sorti ! Votre visage est écarlate, vos articulations blanches. Encore un dernier effort, et vous devriez pouvoir réussir ! Vous dégoulinez de transpiration, vos oreilles bourdonnent à cause de l'effort, une grosse veine gonfle votre front en menaçant d'exploser et vous avez l'impression que vos yeux vont tomber si vous forcez plus. Vous vous aidez à voix haute : Pousse, pousse, allez, pousse !. Dernière ligne droite, ça y est !

 

La douleur s'est dissipée à présent. Vous et votre derrière êtes trop engourdis pour ressentir quoi que ce soit. Alors que, quelques heures plus tôt, vous auriez fait l'impossible pour chasser ce maux, à présent vous ne luttez plus. Les efforts vous semblent vains. Pourquoi se battre ? vous demandez-vous. Quoi qu'il arrive, je devrai de nouveau y aller demain Cette triste réalité vous accable. Vous ne pouvez combattre cette terrible constatation. Vous pleurez à chaudes larmes, vous lamentant au sujet de ces occasions manquées, de ces espoirs déçus, et de la fin du match que vous n'avez pas pu voir. Finalement, vous parvenez à vous contrôler, et vous décidez d'accepter la douloureuse vérité.

 

Pourquoi persister ? vous interrogez-vous. Lentement, vous vous levez du siège, les cuisses blanches et marquées. Vous saisissez ce rouleau de papier toilette, masquez les odeurs à l'aide d'un spray pour cabinet, et vous vous lavez les mains. Si je sors comme ça, au moins, je garderai ma dignité. Et les mains propres. Après tout, demain est un autre jour. Une nouvelle chance pour y aller. Le poids de votre honte sur les épaules, et un faible espoir dans votre cœur, vous jetez un dernier regard aux toilettes. Peut-être ne sommes-nous pas si différent, toi et moi.... Alors que vous éteignez les lumières, une soudaine contraction s'empare de vous, menaçant de vous faire péter violemment. Vous vous retenez de votre mieux, avec courage. Regardant dans le couloir, vous savez que rien n'a changé pour vos intestins. Mais cela ne vous gène pas. Car, de ce cabinet est sortie une nouvelle personne, plus forte, prête à affronter le monde cruel. Et, tandis que vous marchez dans le couloir, puis que vous vous laissez tomber sur le canapé, le poids qui pesait sur vos épaules s'envole. Vous êtes à nouveau en accord avec votre âme. Oui, vous rassurez-vous, tout ira bien

 

Citation de Piedrofus le sage : Les gens qui ont l'air constipé sont souvent les plus chiants. 

 

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La description est criante de vécu , l'on s'y croirait, le personnage bien campé, ses affres  bien ressenties

et en fin de compte cela se termine bien car le désir est assouvi, dans la violence certes mais la fin justifie les moyens

et pour la journée suivante il s’acquittera de sa besogne l'esprit plus aéré n'ayant pas à interrompre son match de football !

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Génial, ça ferait un sketch magnifique ! Comme dit Hector, on s'y croirait.

Félicitations à toi, Piedro, tu es infiniment doué.

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Piedronnerie n° 2 - L'ouvre-boites

 

L'ouvre-boites a été créé par hasard en 1812 par un chancelier allemand du nom de Gunther Arkk, également créateur de la boîte de conserve en 1809. Ayant reçu de nombreuses plaintes téléphoniques de la part de consommateurs affamés, il les renvoya paître lors d'une interview au mois de décembre 1811. Devant l'indignation de l'opinion publique criant famine devant des boîtes hermétiques, l'Union Européenne fit pression sur Gunther Arkk afin qu'il commercialise sa plus belle invention : l'ouvre-boîtes. Étant le leader du marché puis qu’étant le seul, il ne se priva pas de le commercialiser à un prix exorbitant

 

En effet, à cause du prix élevé des ouvre-boîtes, seule une minorité de la population pouvait se permettre d'en acheter. Les petites gens partageaient le coût d'achat avec le voisinage, des trocs étaient organisés, ce qui permit dès les premiers mois d'avoir une moyenne d'un ouvre-boîtes par rue. Un véritable élan de solidarité, une sorte de chaine de l'ouvre-boite se mit alors en place. Des associations furent créées, qui permirent aux plus pauvres d'obtenir leur ouvre-boîtes personnel, facilitant ainsi grandement la vie quotidienne. Le succès fut tel que l'ouvre-boîtes entra en bourse et gagna 10% par jour durant 10 mois.

Dans les pays voisins privés de cette technologie, la rancœur commençait peu à peu à se faire sentir. C'est en premier le France qui commença à protester en envoyant des courriers recommandés au siège social de la société Arkk. Puis l'Angleterre se mit à composer des chansons populaires dénonçant le manque de compassion des allemands. (à suivre)

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La boite de conserve en 1809 et l'ouvre-boîte seulement en 1811 ??? Tu m'étonnes que les gens étaient affamés :smile:

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J'avais pas fini avec les ouvre-boites, je continue ...

 

Une vague de mécontentement envahit alors toute l'Europe, s'étendant même jusqu'en Asie mineure et au Proche-Orient. Une expression de ras-le-bol tout à fait compréhensible qui ne toucha cependant pas le chancelier Gunther Arkk. Pour toute riposte, il entreprit d'utiliser la très célèbre et inefficace technique de l'autruche. Profitant de l'inattention apparente du souverain, une véritable organisation mafieuse se mit en place à travers l'Europe. Des trafics d'ouvre-boîtes virent le jour un peu partout dans le monde, dépassant même en popularité le trafic de LSD. Pour pallier ce phénomène, les camés eurent la bonne idée de créer le "pack spécial" : 3 doses achetées, un ouvre-boites offert. Et cette offre étant bien plus avantageuse que d'acheter un ouvre-boîtes au prix fort, la plupart des consommateurs de conserves devinrent également consommateurs de LSD.

 

C'est alors que la toute première catastrophe sanitaire éclata. Tout un tas de maladies contagieuses se transmirent à une vitesse folle entre les consommateurs de conserves déjà affaiblis par leurs doses de LSD. Une véritable pandémie qui se termina heureusement une semaine plus tard, presque miraculeusement. Les chercheurs s'interrogent encore sur ce soudain rétablissement de la moitié de la population mondiale. La thèse la plus probable ayant été avancée est que les microbes seraient eux-mêmes décédés à la suite d'une indigestion de cassoulet.

Tous ces événements ne furent bien sûr pas sans conséquences sur l'économie locale et en particulier sur le tourisme, il était prévisible que l'Allemagne mette du temps à retrouver son faste d'antan. Mais, plus grave encore, les Allemands eux-mêmes, totalement terrifiés, fuirent de leur pays.

 

Citation de Piedrofus le sage : Les ouvre-boîtes c'est quand même très pratique puisqu'on peut s'en servir pour ouvrir des boîtes.

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Si le torturé du premier article avait pensé se servir d'un ouvre boite, en autant qu'il en connaisse l'usage

il serait parvenu à une libération bien plus efficace et de fait n'aurait pas manqué la fin du match ?

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Piedronnerie n° 3 - Guide des bonnes manières - (1) Les salutations

 

Des manières et de la politesse à la française, un art trop souvent décrié. Je suis donc ici pour vous inculquer les règles d’usage dans la haute société. Après tout, même de braves vauriens tels que vous peuvent un jour finir par gagner au loto, ou juste vouloir bien se tenir en société, qui sait. Ces conseils sont pour vous tous.

 
Les salutations

Lorsque l’on entre dans une pièce où il y a des gens, dire bonjour est la moindre des politesses. Même s’il s’agit de bande de cons, ou pire, de votre petit(e) ami(e).

 

Entres hommes

À faire : En général, si vous êtes un homme et que vous souhaitez en saluer un autre, un geste, serrer la main, s’accompagne de paroles adaptées. S’il s’agit d’une première rencontre, on pourra dire : « Enchanté », « Ravi de vous rencontrer », avec un air hypocrite, ou tout simplement annoncer son nom : « Bonjour, Julien Hanqui », dans le cas où vous vous nommeriez effectivement Julien Hanqui. Dans le cas contraire, remplacez Julien Hanqui par votre propre nom.

 

La petite touche raffinée de Piedrofus le sage : Vous pouvez également nommer votre interlocuteur, si vous l’avez déjà rencontré auparavant, cela créera tout de suite une relation tacite entre vous. Évitez par contre de tenter un nom au hasard si vous ne connaissez pas la personne que vous saluez, cela peut-être considéré comme une marque de mépris. Exemple : Un « Salut Ducon Lajoie ! » alors qu’il se nomme Patrick Laverge lui donnera un apriori négatif sur votre personne.

 

À éviter : lorsque vous serrez la main, il ne sert à rien de faire un concours de force en broyant celle de votre interlocuteur d’un air fier. Certes, vous lui aurez prouvé que vous êtes le plus puissant, mais plus personne ne se soucie de cela depuis le Moyen-Âge, et les jeux du cirque. En outre, les chorégraphies de salut couramment pratiquées chez les jeunes gens à casquette, accompagnées d’un dédaigneux (mais surtout grammaticalement incorrect) « Wesh gros, bien ou bien ? », sont à éviter absolument, car trop informelles.

 
Hommes/Femmes

À faire : À moins que vous ne soyez un rustre à la barbe drue, vous aurez, lors de n’importe quelle situation de la vie quotidienne, à saluer des femmes. Les salutations entre hommes et femmes sont agrémentées d’un geste supplémentaire : faire la bise. Il n’est pas anormal de serrer la main à une femme, mais un homme embrassera plutôt sur chaque joue une femme qu’il connaît : parent, collègue, amie. Le nombre de bises à effectuer dépend selon l'endroit d’où vous venez Ce rituel provoque quelquefois des hésitations, ou même des mines embarrassées : certaines personnes prolongent en effet jusqu’à trois, ou quatre bises, embrassant ainsi dans le vide si vous vous êtes déjà retiré. Si c’est le cas, ne vous targuez pas d’un « Ah ah ah, comment t’as eu l’air trop con(ne) ! » en le(la) montrant du doigt. Recommencez simplement avec un nombre de bises convenu.

 

La petite touche raffinée de Piedrofus le sage : La bise s’accompagnera généralement d’un sourire poli à destination de la femme. Vous lui renverrez ainsi l’image de quelqu'un de sympathique. L’embrasser avec la même mine renfrognée que si on vous forçait à lécher le postérieur d’une vache souffrant de gastro-entérite la mettra mal à l’aise, ce qui n’est pas le but recherché.

 

À éviter : La bise doit rester le plus informel possible, et n’a aucune connotation sexuelle. Ainsi, pas question de lui lécher les joues comme vous lècheriez un Cornetto à la vanille ou même un timbre. Un frottement des joues, voire une délicate apposition de vos lèvres, cela est amplement suffisant.

 

Demain, nous aborderons les comportements à avoir quand vous êtes invité quelque part.

 

Citation de Pierdofus le sage : Si vous ne connaissez pas les bonnes manières, priez pour avoir de bons réflexes ...

 

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J'adore, un vrai régal de te lire. Continue à nous enchanter et merci infiniment.

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Ce guide de bonnes manières est fort bien venu et sera précieusement conservé

 

Il me semble en avoir vu quelques extraits dans          ''la pratique du baise mains"

ou - le guide des civilités de la prostitution autoroutière

 

Pour ceux et celles ne connaissant pas :

Du latin Prostitus Autorictus(sic), le mouvement des prostituées de l'autoroute serait originaire de la région du mont Phallus où,

échappées d'un couvent, deux sœurs eurent l'idée de dorloter des commerçants ambulants afin de monter dans leur carriole

et voyager avec eux sans dépenser le sou. Sainte Véronique pardonnez-les !

Voyageant ainsi au gré des rencontres, les deux nonnes fondèrent l'ordre Prostitus Autorictus, littéralement "plaisir et sourire".

Dans les années hippies, plusieurs groupes de fêlés du cerveau dont certains se regroupèrent en secte ont essayé de reproduire l'idéologie des deux sœurs du mont-phallus. Malheureusement, l'idéologie s’effondra après que Rael ait fait sa rencontre avec les extraterrestres suite à une consommation abusive de vapeur d'essence.

 

Bon de tout cela, le baise main me sera fort pratique lors de mes civilités avec ces charmantes créatures !

Surtout que nous en sommes à la Saint Érésipèle et que cela facilitera l'abord et me fera moins ressembler à la définition de St Furoncle !

 

« Sale, abruti, hideux, l'œil éteint, l'haleine fétide, puant le vin et le tabac, rouge de la tête aux pieds comme un homard cuit : c'était moins un homme qu'un érysipèle vivant. »

 

-Citation de Saint Furoncle à propos de Saint Érésipèle

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Piedronnerie n° 4 - Guide des bonnes manières - (2) Être reçu et se comporter avec classe

 

Lorsque vous êtes invité quelque part, pour une soirée mondaine, un cocktail, un repas, voire un gangbang, il faut aussi respecter un certain code de conduite, afin de montrer votre meilleur visage et faire bonne impression. Ne pas arriver les mains vides est nécessaire. Le choix du cadeau doit être de bon goût : un camembert ? C’est un cadeau moche et très malodorant. Un pneu ? Votre hôte ne saura pas quoi en faire. Des vis ? Idem, à moins qu’il en ait réclamé.

 

Ensuite, durant les conversations qui émailleront votre soirée, sachez placer des compliments à l’égard de vos interlocuteurs. Mais attention, ceux-ci devront être choisis avec soin et utilisés avec parcimonie. Si par exemple votre hôtesse vous dit modestement : « Mon fils travaille moins bien que le vôtre », ne répondez pas : « Oui peut-être, mais son pet est plus odorant. » Les éloges de ce type ne font que rarement plaisir à une mère chrétienne, et de plus, vous passerez pour une personne grossière. Penchez plutôt pour des compliments sur la décoration, la nourriture, les boucles d’oreille et les vêtements ; bref, tout ce dont vous n’avez rien à cirer. Vous pourrez ainsi mentir aisément : « J’adore vos rideaux, ils donnent un style Shabby Chic à l’ensemble de la pièce. C’est un régal, et une nouvelle preuve de vos goûts raffinés en matière de décoration », alors que vous vous demandiez quelques instants plus tôt si ces immondes étoffes étaient en papier crépon, et si leur couleur fade était due à l’imagination débordante d’un fabricant de nappe daltonien. De plus, vous avez utilisé l’expression « Shabby chic » qui montre que vous vous y connaissez beaucoup et que vous savez de quoi vous parlez, ce qui n’est pas le cas évidemment, mais renforcera le bonheur de la personne en face de vous. Si vous choisissez d’employer des métaphores pour étayer vos propos élogieux, choisissez vos images avec précaution, en restant dans les limites de la bienséance. Évitez ainsi les comparaisons sujettes à controverse.

 

Lors de conversations, il peut vous paraître nécessaire de raconter quelques anecdotes. Cela égaye généralement les conversations, et pour peu qu’elles aient été soigneusement choisies, elles renverront de vous l’image de quelqu’un qui a une vie trépidante, qui vit des situations intéressantes et amusantes. Vous pouvez également arranger le cours de vos récits pour tenir le beau rôle, ce qui est plutôt pratique. Parlez donc de la fois où vous avez fait de l'escalade sur l’Everest, ouvert une crèche à Trifouillis-les-Oies, raconté des histoires drôles à des enfants défavorisés mais néanmoins joviaux tels une meute de loutres regardant un four micro-ondes,... Retenez toutefois que votre anecdote devra être choisie en fonction du sujet de la conversation.

L’usage est d’agir avec le plus de retenue, de discrétion et de tact possible. Vous devez vous fondre dans la masse afin de pouvoir briller de par votre conversation, grâce à mess conseils précédemment développés.

 

En devisant gaiement avec les autres convives, évitez de jouer les donneurs de leçons. En plus d’être très désagréable pour la personne concernée d’être jugée ainsi, cela pourrait faire fuir les gens. Ainsi, par exemple, si une dame refuse de s'asseoir, même après que vous l’eussiez galamment invitée à le faire, ne lui donnez pas de conseils sur le danger de se faire sodomiser par un maladroit. Privilégiez une tirade élogieuse sur sa santé physique, et la forme olympique qu’elle semble avoir. Il peut également vous arriver d’avoir une envie pressante, ces besoins sont en effet naturels. Si cela survient, ne vous pliez pas en deux au milieu des convives, hurlant à qui veut l’entendre « Où sont les WC siouplé ? Car il se trouve que, bien malgré moi et prenez-en pour preuve mon air sincèrement désolé, j’ai grave envie de faire caca !  ». Les gens aiment généralement mieux rester dans l’ignorance concernant les détails qui vous poussent à adopter la démarche d’un canard en répandant aux alentours l’odeur suave de vos flatulences. Tenez-vous le pour dit.

 

Dans le post (3) des bonnes manières, nous aborderons le sujet "Comment se tenir à table" et finir avec une leçon de galanterie.

 

Citation de Pierdofus le sage : Il paraît que les efforts sont payants ! Déjà que vous avez du mal à en faire !

 

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Le gazier qui a déjà ouvert une  crèche à Trifouillis-les-Oies , peut bien se permettre d'emmener un camembert dans ses fouilles

ses narines doivent etre rompues à l'odeur suave dudit fromago , de plus cela peut avoir un coté pratique : celui de camoufler

l’odeur de ses flatulences et de faire bien plus de route en canard sans éveiller la suspicion ; moi je n'ai rien contre le calendos

fleuron de notre terroir, aliment du prolétaire ( Citoyen de la dernière classe du peuple, exempt d'impôt, et ne pouvant être utile à l'État que par sa descendance.) , du militaire , du laissé pour compte, il mériterait de figurer sur le drapeau à l'instar des bananes qui flottent hardiment sur l’étendard des républiques bananières de plus je crois qu'il est constitué à 80 o/o de lait d'oies, mais je ne vais pas  dévoiler les secrets de sa fabrication .... mais, mais, ceci est une autre histoire , loin de la tienne

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Piedronnerie n° 5 - Guide des bonnes manières - (3) Se tenir correctement à table et faire preuve de galanterie

 

A table

Attention, le repas est un temps où les qualités de savoir-vivre et de politesse de chaque individu sont largement testées. Les invités autour d’une table mangent, mais se parlent aussi, s’observent, s’écoutent sur une période qui peut souvent durer plus de deux heures, soit approximativement autant que l’accouchement d’une mignonne maman hérisson. Mais on s’en fout. Très bon exemple d’anecdote ceci dit.

 

À table, une multitude de règles existent, et puisqu’il vous sera impossible de toutes les retenir, vous trouverez ci-après une liste des points les plus importants pour bien figurer :

  • Ne pas parler la bouche pleine ;
  • Fermer la bouche en mangeant ;
  • Ne pas péter, ni roter, ni cracher sur les gens ou bien dégobiller sur la nappe ;
  • Ne pas poser ses coudes sur la table ou sur votre voisin(e) ;
  • Ne pas poser non plus ses bijoux de famille sur la table ou sur votre voisin(e).

Vouloir vous resservir est acceptable, et cela peut même faire plaisir à la cuisinière, ce n’est pas le problème. Simplement, lorsque vous ne connaissez pas nom du plat, évitez les tentatives hasardeuses. Il en va de même pour « cette tambouille », ou alors si vous dites « c’est bien bon ce pâté ! » en mangeant un foie gras à 200 euros les 100 grammes.

Il faut surveiller votre langage, ici plus qu’ailleurs puisque vous serez écouté plus attentivement, voire scruté, observé. En effet, un repas sans conversation, c’est comme une omelette sans œuf ou un métro sans manouche guitariste à l’odeur corporelle aussi prononcée qu’âcre : ça n’existe pas ! Veillez donc à ne pas offusquer, dégoûter, vexer, gêner ou insulter les convives. Agrémentez vos propos de quelques phrases-types du genre « ce mets est exquis » ou « c’est un véritable délice », même si vous ne comprenez pas ce que cela signifie.

Exemple : si vous trouvez un cheveu suspect dans votre soupe, ne dites pas : « Oh regardez, un poil de cul ! ». Préférez une fine galéjade, du genre : « Dites donc, en voila un vermicelle bien étrange ! Hu hu hu ». Le « Hu hu hu » final étant le rire par lequel vous vous efforcerez de clore votre intervention.

 

La galanterie

La galanterie est une fierté française, le fleuron de notre image si romantique à l’étranger. Enfin, ce que je voulais dire, c’est que la galanterie vous permettra d’être une personne raffinée, et d’ainsi vous attirez les faveurs de nombreuses personnes de bonnes fréquentation. Premièrement, je suis en faveur de la coutume qui veut qu'un homme puisse prendre l’initiative de baiser la main d'une femme la première fois qu'il la voit. En effet, il faut bien commencer par un endroit quelconque, et la main, c’est quand même nettement plus classieux que les mollets ou les seins. Ensuite, notez que la galanterie s’exprime dans toutes les circonstances de la vie : un homme galant ouvrira la porte à une femme pour la laisser passer devant lui.

 

À la gare, à l’aéroport, c’est l’homme qui se charge des bagages lourds, il aidera à monter les valises d’une femme, à les placer dans le compartiment d’un train. De même, l’homme sert à boire à la femme qui l’accompagne, lui offre les plats en premier, paie l’addition au restaurant, l’aide à enlever son manteau, lui ouvre la portière de la voiture, etc.

 

Mise en pratique

 

Allez, pour finir voyons comment vous vous débrouillez en société, dans des situations ou un faux pas peut si vite arriver.

 

1. Imaginons, qu'une dame vous invite à danser. Que lui répondez-vous ?

 

- Ah, non t'es trop vielle

Aie , grave erreur ! Lui rire au nez en lui disant ses quatre vérités est certes honnête, mais vous vous devez de préserver la personne en face de vous lors de telles situations. Évitez donc les insultes

 

- Non, merci t'es trop moche

Oh là là, ce n'est pas beaucoup mieux ! Un homme du monde ne doit jamais justifier un refus par un critère physique, ce qui le ferait passer pour quelqu'un de profondément superficiel.

                         La réponse adéquate était celle-ci : « Je ne suis pas attiré par toi de cette façon. »

 

Bon, je vous laisse une seconde chance

 

2. Imaginons, qu'une dame vous dise "Allez dis moi franchement comment tu me trouves". Que lui répondez-vous ?

 

- Je te ferais bien un énorme câlin

Et non, la voie de l’honnêteté est de nouveau à proscrire ! Cette affirmation est beaucoup trop directe, impolie, et ne vous causera que des déboires et coups de pied dans des endroits que la morale réprouve.

 

- Vous avez une sacrée poitrine, je peux toucher ?

Bien vu le vouvoiement, mais attention ! Complimenter et vouloir toucher n’est pas la même chose. Retenez bien cette maxime : on ne touche qu’avec les yeux !

 

                         La réponse adéquate était celle-ci : « Vous êtes vraiment ravissante. », facile non ?

 

 

Bon, je vous laisse un tout dernier essai vu ? Après je lâche l'affaire ...

 

 

3. Imaginons, vous discutez d'une façon guillerette avec une charmante dame, quand soudain l'appel du trône se fait sentir, comment réagissez-vous ?

 

- Attends moi, je vais pisser un coup

Okay, je vois que vous êtes définitivement irrécupérable ...

 

- Daignez m'excusez madame, il faut que j'aille aux toilettes, mais je reviens tout de suite 

Déjà mieux, mais mentionner les toilettes dans certaines situations peut se révéler désagréable, pendant le repas par exemple.

 

La réponse adéquate était celle-ci : Ma chérie, je m'absente un petit moment, et m'en vais de ce pas tendre la main à un ami proche que j'espère bien pouvoir vous présenter après le dîner...

 

 

Citation de Pierdofus le sage : La fornication intensive est néfaste à la galanterie ! 

 

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Dans ma prochaine piedronnerie, je vous apprendrais à parfaire votre "développement personnel"

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Du grand art , de la bonne tenue dans des situations plaisantes ou difficiles ;

Rien à ajouter, CQFD J'accorde un 20/20

Cela devrait figurer en bonne place dans l'enseignement scolaire

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Non mais vraiment @PIEDRO Tu as fait de mon matin gris, en un ciel limpide...et ce à cause des étouffements et éclats de rire,surtout avec des maux de ventre comme on ressent après 100 push-up's...Géniaux tes écrits et humour si réel,mais que personne ose dire,une vrai merveille de réalité si véridiques en soi,,,

Cela ne pouvais être que européen,si connu pour y avoir grandit,avec ce piquant...

Bravo et continues de nous faire avoir des crampes au ventre!!!

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Bravo et continues de nous faire avoir des crampes au ventre!!!

-Pas trop tout de même , sinon l'on va se retrouver dans la position du premier escogriffe, affligés de crampes du grand colon ?

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