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Il textait en conduisant gelé: un jeune homme reconnu coupable


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  • Administrateur

SALABERRY-DE-VALLEYFIELD | Un jeune homme qui conduisait gelé en envoyant des textos par un soir pluvieux d’hiver sur une route de la Montérégie a été reconnu coupable de conduite dangereuse ayant causé la mort de sa copine de 18 ans.

« Le Tribunal est d’avis qu’une personne raisonnable n’aurait pas conduit après avoir consommé, n’aurait pas utilisé son cellulaire au volant, et n’aurait pas aidé sa passagère à chercher [quelque chose] au sol du véhicule, dans les circonstances que nous connaissons », a statué le juge Joey Dubois lundi.

Le magistrat a ainsi reconnu Guillaume Laniel coupable de conduite dangereuse ayant causé la mort de sa copine Jo-Anny Lauzon.

À l’origine, l’homme de 22 ans était accusé de négligence criminelle mortelle, une infraction plus grave selon le Code criminel, mais qui peut englober la conduite dangereuse.

Lors du procès, qui s’est tenu en octobre dernier, la défense soutenait que la mort de la femme de 18 ans résultait malheureusement d’une erreur d’inattention du conducteur, mais que cela n’était pas un acte criminel.

Guillaume Laniel
Photo d'archives, Pierre-Paul Poulin
Guillaume Laniel

Plus qu’une inattention

Une thèse rejetée lundi par le juge Dubois.

« L’ensemble de la preuve démontre hors de tout doute raisonnable que la collision est le résultat de bien plus que d’une simple erreur d’inattention », a-t-il tranché, au palais de justice de Salaberry-de-Valleyfield.

Le choc fatal est survenu le 17 décembre 2015 sur le boulevard de la Cité-des-Jeunes, aux Cèdres, près de Vaudreuil-Dorion.

Vers 18 h 10, la Toyota Yaris conduite par Guillaume Laniel a percuté de plein fouet l’arrière d’un semi-remorque immobilisé en bordure de la route, tuant son amoureuse sur le coup.

Malgré les conditions climatiques pluvieuses et brumeuses, le poids lourd muni de neuf clignotants était pourtant bien visible, ont relaté des témoins de la scène au tribunal.

Le hic, c’est que le jeune homme conduisait sous l’effet du cannabis, qui peut entraîner une baisse de la coordination motrice, une perte de concentration et de la confusion, d’après la toxicologue Anne-Marie Faucher.

Hasch et textos

Laniel a admis avoir consommé une douzaine de doses de haschich durant la journée, dont trois un peu plus de trois heures avant l’impact.

Des prises de sang effectuées à l’hôpital après la collision ont démontré un taux élevé de 9,2 nanogrammes (ng) de THC par ml, soit près de deux fois la limite de 5 ng imposée par le fédéral après la légalisation.

Au Québec, c’est toutefois la tolérance zéro qui s’applique.

De plus, le registre du cellulaire de l’accusé démontre qu’il envoyait des textos en conduisant.

Dans les six secondes précédant la collision, il en a envoyé quatre à un ami. Dans la minute précédente, le total monte à neuf messages entrants ou sortants.

L’accusé niait pourtant avoir utilisé son appareil au moment de l’impact, une affirmation que le juge Dubois n’a pas crue.

Enfin, Laniel a lui-même avoué avoir détourné son attention de la route pour aider sa copine à chercher un objet qu’elle avait échappé dans le véhicule.

« C’est cette manière de conduire qui a causé la mort de Jo-Anny Lauzon », a conclu le magistrat.

                                         À la gang, on sait tout. 

 

                             Mediom1-Administrateur

 

 

 

 

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