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Cinq pépites françaises du spatial en orbite


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Cinq pépites françaises du spatial en orbite

Hassan Meddah L'Usine Energie , PME-ETI , Start up , NASA , Haute-Garonne

Publié le

Les PME et start-up françaises développent des technologies pour rendre les satellites plus petits, plus agiles et capables d’agir dans l’espace.

Cinq pépites françaises du spatial en orbite

 

EREMS ou l’électronique souveraine en orbite

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  • Créé en 1982
  • 145 salariés
  • 13,9 millions d’euros de chiffre d’affaires

Calculateur de bord, convertisseur d’énergie, synthétiseur radiofréquence, acquisition vidéo... Ces équipements électroniques sont indispensables aux satellites pour accomplir leurs missions. Depuis son origine, au début des années 1980, Erems conçoit à Flourens, dans la banlieue toulousaine, l’électronique qui va équiper les satellites pour assurer des missions de télécommunication, d’observation de la Terre, ou d’exploration du système solaire. Parmi ses références, le convertisseur d’énergie de la sonde Rosetta qui a atterri en 2014 sur une comète ou encore une partie du sismomètre destiné à la mission de la Nasa d’étude du sol martien. "Nos équipes assurent l’ensemble des opérations de la conception des équipements jusqu’à leur fabrication. Nous livrons un produit clés en main à nos clients", se félicite son PDG, Gérard Dejonghe. Surtout, Erems s’est distingué en fournissant les calculateurs équipés de processeur double cœur du satellite franco-chinois Svom destiné à l’étude des phénomènes les plus énergétiques de l’univers. La société a donc dû se passer de tout composant américain interdit à l’exportation vers le marché chinois. Si les militaires français veulent disposer d’une électronique souveraine de haute performance, ils savent à quelle porte frapper.

Hemeria sur la piste des patrouilleurs de l’espace

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  • Créé en 2019
  • 180 salariés
  • 35 millions d’euros de chiffre d’affaires

Hemeria ne cache pas ses ambitions. En Haute-Garonne, la PME toulousaine, qui rassemble les activités spatiales de l’ancienne société Nexeya, se positionne pour être l’un des fournisseurs des futurs nanosatellites patrouilleurs de l’armée de l’air et de l’espace. Ces petits satellites devront détecter les menaces contre ceux de forte valeur, et les neutraliser si nécessaire. "Il faudrait lancer les pré-études nécessaires d’ici à 2020 pour respecter l’objectif des armées d’être équipé d’un premier démonstrateur en 2023", souligne Nicolas Multan, le directeur général d’Hemeria. Pour cela, la PME a des atouts dans son jeu. Associés aux experts du Centre national d’études spatiales (Cnes), ses ingénieurs ont codéveloppé Angels, le premier nanosatellite industriel français. D’une masse inférieure à 50 kg, le premier exemplaire sera mis en orbite en fin d’année depuis le centre spatial guyanais, à Kourou. Hemeria a décroché son premier contrat de type new space : elle fournira les 25 nanosatellites de la première constellation française opérée par Kinéis, qui bénéficie du soutien du Cnes.

Anywaves miniaturise les antennes satellites

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  • Créé en 2017
  • 16 salariés
  • 600 000 euros de chiffre d’affaires

Anywaves est né à Toulouse avec le new space. Son objectif : développer les antennes pour la nouvelle génération de minisatellites des constellations. La start-up a conçu une antenne de moins de 10 cm de côté pour un 1 cm d’épaisseur [photo], capable de transmettre les informations concernant l’état du satellite et celui de l’instrument à son bord. La société exploite un brevet développé parson fondateur, Nicolas Clapet, lorsqu’il était encore au département technologique du Cnes. Il vise à optimiser les propriétés électromagnétiques de matériaux céramiques à partir de la fabrication additive. "Anywaves a la licence exclusive d’exploitation de ce brevet", explique Nicolas Clapet. Suite à un concours remporté auprès de l’Agence spatiale européenne (ESA), Anywaves développe une antenne capable de traiter les signaux de l’ensemble des services satellitaires de radionavigation, Galileo évidemment, mais aussi ses équivalents américain (GPS), russe (Glonass) et chinois (Beidou). Avec une telle antenne, la position d’un satellite peut être connue avec une extrême précision. De celle qui pourrait être utile aux militaires qui souhaiteraient réaliser des opérations d’approche vers d’autres satellites non coopératifs.

Sodern, facilitateur des rendez-vous spatiaux

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  • Créé en 1962
  • 450 salariés
  • 72 millions d’euros de chiffre d’affaires

La PME francilienne est reconnue pour son produit phare : les viseurs d’étoiles qui permettent aux satellites de s’orienter correctement dans l’espace. La filiale d’ArianeGroup va équiper les 900 minisatellites de la constellation OneWeb. Mais Sodern a développé d’autres savoir-faire. Et notamment un qui pourrait intéresser les militaires : assurer des rendez-vous dans l’espace. Soit permettre à un satellite de s’amarrer à un autre de manière coopérative. La société est à l’origine des vidéomètres, des équipements au cœur du dispositif de guidage et d’amarrage (totalement automatisé et coopératif) entre l’ATV, l’ex-vaisseau spatial européen, et la station spatiale internationale (ISS). Ce n’est pas tout. Avec le CEA, la PME a mis au point des technologies pour réaliser des rendez-vous non coopératifs. Grâce au logiciel Aramis, un satellite pourrait s’approcher d’un débris ou... d’un autre satellite qui n’est pas programmé pour cela. Sodern est également contributeur au projet européen Eross, dans le cadre du programme H2020, piloté par Thales Alenia Space avec pour objectif de recharger en orbite les satellites. Sodern y contribue en développant le capteur de rendez-vous à base de technologies optiques et logicielles.

Comat rend les satellites agiles

  • Créé en 1977
  • 105 salariés
  • 10 millions d’euros de Chiffre d’affaires (estimation 2019)
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Cette PME située à Flourens a été fondée par des anciens ingénieurs du Cnes en 1977. Experte dans la réalisation d’équipements mécaniques, elle développe une boîte à outils technologiques qui permettra de contrôler très précisément les satellites dans l’espace. De quoi intéresser les militaires qui veulent des satellites agiles en orbite. Sa pièce maîtresse : un propulseur pour les minisatellites de moins de 200 kg. "La puissance du propulseur satellite pourra varier de 0 à 100 % quasi instantanément, car nous utilisons un carburant solide grâce à la technologie des plasma avec une précision de la poussée de l’ordre du micronewton. Notre savoir-faire, c’est la combinaison de la technologie et l’industrialisation", souligne Benoît Moulas, son président. Le moteur devrait être qualifié en 2020. Comat produit également des roues à réaction, c’est-à-dire un ensemble de gyroscopes qui permet de contrôler précisément l’orientation d’un satellite dans l’espace. La PME sait également fabriquer des mécanismes pour les équipements dépliables, une expertise utile pour déployer dans l’espace des antennes ou des mats télescopique volumineux. Comat travaille déjà pour des applications militaires qui pèsent pour 20 % de son activité spatiale, grâce notamment à la conception de scanners d’observation. En forte croissance, la société espère doubler son chiffre d’affaires dans les cinq ans à venir.
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