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Réponse à Olivier, autiste de 16 ans


mediom1
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  • Administrateur

Le 28 octobre, j’ai écrit une chronique sur l’Association étudiante de l’Université d’Oxford qui avait adopté une motion visant à bannir les applaudissements lors de ses réunions, afin de ne pas effrayer les étudiants qui ont des troubles d’anxiété ou qui souffrent d’hypersensibilité sensorielle.

Pour moi, cette nouvelle prouvait à quel point la nouvelle génération était fragile, douillette, « faite en chocolat ».

Ce texte m’a valu une belle lettre d’un jeune lecteur.

En voici des extraits.

Pas fait en chocolat !

« Mon nom est Olivier, j’ai 16 ans et je suis autiste Asperger. » 

« Je tiens à préciser que je souhaite plus tard être journaliste et que je suis en désaccord avec vos opinions. Mais sachez que malgré le fait que mon père dit que je suis de gauche, je m’informe un peu partout. » 

« Personnellement, je vis avec une hypersensibilité sensorielle. Lorsque c’est le bordel en classe et qu’il y a trop de bruit, je n’aime pas ça. J’aime pas l’alarme de feu. Des applaudissements, ça va, je ne vais pas sortir lorsqu’on m’applaudit après une présentation orale. »

« Je veux que vous sachiez une chose : je ne suis pas fait en chocolat, je ne suis pas une lavette. Vous exagérez un peu, je pense. Je sais que c’est votre opinion et je la respecte totalement. Mais tout de même ! »

« Je n’aime pas que quelqu’un dise que je suis un dégonflé. Surtout que j’ai écrit de nombreuses fois au ministre de l’Éducation concernant des enjeux importants. » 

« Je ne suis pas un petit lapin. Je vous remercie énormément d’avoir pris le temps de lire ma lettre. »

Protéger ou affronter ?

Olivier, premièrement, merci mille fois de m’avoir écrit.

Ta lettre, je l’avoue, m’a beaucoup ému. Tu as bien fait de m’écrire ! Et continue de le faire !

Je pourrais te répondre de deux façons. 

Première façon, en m’excusant bien bas, en baissant la tête devant ta condition, en te traitant comme une « petite chose fragile », mais cela serait, je crois, condescendant.

Tu es visiblement un gars intelligent, capable de défendre tes opinions et de débattre. (Ce que plusieurs personnes qui n’ont pas ta condition sont incapables de faire !)

Refuser de discuter avec toi et te laisser le dernier mot juste parce que tu es Asperger serait méprisant. Tu vaux plus que ça. 

Sophie et Richard ne sont pas bons aux fourneaux, mais ils savent cuisiner leurs invités! Invitez-vous à la table de Devine qui vient souper? une série balado originale.

Je me pose seulement une question...

Des gens qui applaudissent, tu vas en croiser plein dans ta vie. C’est une tradition qui n’est pas près de disparaître.

Le rôle de l’école – surtout de l’université – est-il de te préparer à AFFRONTER le vrai monde, avec ses bons et ses mauvais côtés, ou à te PROTÉGER du vrai monde, en te maintenant dans une bulle douillette, artificielle ?

Pas un service

Je connais une personne qui a une phobie des chiens. Elle tombe presque sans connaissance lorsqu’elle croise un chien. Faudrait-il interdire les chiens ?

Personnellement, je crois qu’on ne rend pas service aux jeunes quand on les surprotège. Surtout dans des institutions d’enseignement supérieur, qui ont pour mission de les préparer à la vraie vie.

Mais c’est mon opinion. Tu as bien sûr le droit de diverger.

Tu rêves de devenir journaliste ? Je t’encourage à réaliser ton rêve, Olivier ! Vas-y, fonce !

Et salutations à tes parents !

 

 

                                         À la gang, on sait tout. 

 

                             Mediom1-Administrateur

 

 

 

 

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  • Administrateur

Quand on surprotège les jeunes, on les rend larvette. Ils ne seront pas prêt pour affronter la vrais vie et dés qu'ils auront un obstacle/frustration/déception, ils ne sauront plus comment agir. Cette situation mêne à des cas ou des jeunes se suicident car ils ont raté un examein. Se suicide car ils ont été victime d'intimidation virtuel sur internet par des gens qui les oublieront au bout d'un mois et qu'ils ne croiseront jamais.
plus jeunes, les intimidations se faisaient en personne devant tout le monde, on ne se suicidaient pas. On se battaient, saigiaient mais ne se suicidaient pas. De nos jours un simple drapeau est devenu offancsent...

                                         À la gang, on sait tout. 

 

                             Mediom1-Administrateur

 

 

 

 

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