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Les deux tiers des meurtres commis dans le grand Montréa


mediom1
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  • Administrateur

Les deux tiers des meurtres commis au Québec l’an dernier ont été perpétrés dans la grande région de Montréal, où des caïds du crime organisé se sont entretués et où des familles ont été décimées par des hommes incapables d’accepter leur rupture.   

Il y a eu 83 homicides au Québec en 2019, soit quatre de moins que l’année passée, d’après des données compilées par Le Journal et validées auprès des différents corps policiers.     

De ce nombre, 56 ont été commis dans la grande région de Montréal, dont 25 sur l’île.      

FD-MEURTRE-MONTREAL
 

Pour la métropole, ce sont deux décès de plus que le record du plus petit nombre d’homicides en une année, qui a été établi en 2016.     

Montréal a toutefois été le théâtre de drames familiaux qui ont retenu l’attention en fin d’année (voir autres textes plus bas).     

Des pères en détresse, qui n’acceptaient pas leur rupture imminente, ont commis des actes que les psychologues et les criminologues qualifient de «suicides élargis».      

Ils ont tué leurs jeunes enfants avant de mettre fin à leurs jours. Certains s’en sont aussi pris à leur ex-conjointe.     

 «Si vous avez des idées suicidaires, des problèmes d’agressivité, il y a des ressources pour vous aider. On encourage les gens à ne pas hésiter [à consulter] pour éviter d’autres drames familiaux», insiste le commandant Paul Verreault, responsable de la Section des crimes majeurs du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).     

Dénoncer la violence familiale  

 

«La sensibilisation qui est en train de se faire, le fait d’en parler, de dénoncer, de faire de la prévention, assurément que ça peut aider», renchérit son homologue des Crimes contre la personne de la Sûreté du Québec (SQ), le capitaine Christian Michaud.     

Outre la violence intrafamiliale, ce sont les exécutions dans le milieu du crime organisé qui ont occupé le plus les escouades des homicides.     

Motards, mafia, gangs de rue: les corps policiers ont recensé 23 meurtres, principalement commis sur la Rive-Nord.     

Seuls quatre d’entre eux ont été élucidés, mais cela ne signifie pas que les autres resteront impunis, préviennent les autorités. Souvent l’apanage de tueurs à gages munis d’armes à feu non enregistrées, ces homicides sont plus longs à résoudre.     

La guerre au crime organisé  

La tâche n’est toutefois pas impossible. À preuve, en travaillant en étroite collaboration, les deux principaux corps de police de la province ont réussi, en 2019, à mettre la main au collet de cinq tueurs, responsables de huit homicides datant d’années antérieures.     

«Le message est clair: la SQ et le SPVM unissent leurs forces pour combattre, prévenir et résoudre les meurtres liés au crime organisé», soutient le capitaine Michaud.     

Une année sombre pour la ville de Québec  

L’année 2019 est une année sombre pour la ville de Québec, qui a enregistré cinq homicides, soit près d’un par tranche de 100 000 habitants.  

Si le chiffre peut sembler peu élevé, il s’agit toutefois de l’année la plus meurtrière de la décennie – ex aequo avec 2013 –, en excluant la tuerie de la mosquée en 2017.     

En entrevue avec Le Journal, le responsable des enquêtes criminelles du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) se veut toutefois rassurant.      

«Ça ne devient pas plus dangereux de vivre à Québec. Ce sont des cas isolés. [...] Nos rues sont très sécuritaires et nous avons très peu de problèmes avec le crime organisé», détaille l’inspecteur François Collin.     

Parmi les cinq homicides commis dans la capitale provinciale – qui ont tous été résolus –, quatre impliquent des gens ayant des problèmes de santé mentale.     

«C’est une problématique de société. On ne pourra pas lutter contre ça seuls, alors on travaille avec des partenaires qui aident les gens en crise à recevoir des soins», explique l’inspecteur Collin, précisant que les patrouilleurs sont souvent confrontés à ce type de situation.     

Proactifs  

Par ailleurs, le SPVQ estime que sa stratégie consistant à concentrer ses efforts dans la prévention porte ses fruits.     

«Du moment qu’on détecte une menace qui pourrait mener à un crime plus grave, on l’attaque de front tout de suite. On a sûrement évité d’autres meurtres en étant proactifs», affirme l’inspecteur Collin, en référence à une vague de violations de domicile qui s’est soldée par l’arrestation de 28 suspects et la saisie de huit armes en début d’année.     

Quelques cas qui ont marqué l’année (66% résolus)     

Des corps volatilisés  

FD-MEURTRE-MONTREAL
Photo d'archives

Les cas de trois hommes disparus, mais dont les corps n’ont jamais été retrouvés par les autorités, figurent parmi les homicides de l’an dernier. La Sûreté du Québec confirme que Simon Dufresne, disparu en février, et les frères Vincenzo et Giuseppe Falduto, disparus en 2016, ont été victimes de meurtres. Dans le cas des deux derniers, des arrestations ont été faites, dont celle du chef pompier de Saint-Jude, en Montérégie, Guy Dion, qui est soupçonné d’avoir fait disparaître les dépouilles.     

Tué pour de la musique trop forte  

 

Un homme de l’Abitibi a payé de sa vie le fait d'avoir demandé au fils de son amie de baisser le son de sa musique. En juillet, une violente chicane a éclaté entre Michel Mingo, 62 ans, et Pascal Cadieux, 45 ans, dans une résidence de Barraute. M. Mingo aurait été poignardé à mort après avoir demandé à M. Cadieux de cesser son tapage nocturne. Ce dernier a été accusé de meurtre non prémédité. Il souffrirait de schizophrénie.     

Les frères Scoppa assassinés  

 
FD-MEURTRE-MONTREAL
Capture d'écran, courtoisie

Deux figures importantes de la mafia montréalaise ont été abattues en 2019. Les frères Salvatore, 49 ans, et Andrew Scoppa, 55 ans, sont tombés sous les balles de tueurs à gages professionnels à cinq mois d’intervalle. Le premier a été tué en mai devant plusieurs de ses proches lors d’une fête qui se tenait à l’hôtel Sheraton, à Laval (photo).      

Le second a trouvé la mort en se rendant dans un gymnase de l’ouest de l’île de Montréal, en octobre.      

Aucune arrestation n’a encore été effectuée dans ces dossiers.      

L’enfant martyre de Granby  

La mort d’une fillette de 7 ans, à Granby, après avoir subi des sévices rappelant ceux d’Aurore l’enfant martyre, a bouleversé toute la province en avril. L’enfant que l’on ne peut identifier sur ordre du tribunal a été retrouvée ligotée et bâillonnée dans une résidence. Elle a succombé à ses blessures le lendemain. Le père de la petite a été accusé de négligence criminelle ayant causé la mort. Sa conjointe – et belle-mère de l’enfant – a quant à elle été inculpée d’un meurtre non prémédité.     

Un homicide aux Îles-de-la-Madeleine  

 

La vie paisible des résidents des Îles-de-la-Madeleine a été bouleversée en novembre lorsqu’un homme ayant des problèmes de toxicomanie aurait tué son père pendant son sommeil. Donald Petitpas, 65 ans, aurait été roué de coups par son fils Kaven Petitpas alors qu’il dormait aux côtés de sa femme. Il s’agit du premier homicide à survenir dans l’archipel de 11 000 âmes en 16 ans. Le dernier meurtre remontait à 2003.     

Drames familiaux à Montréal  

FD-MEURTRE-MONTREAL
Photo d'archives, Antoine Lacroix

La fin de l’année a été marquée par plusieurs drames familiaux ayant fait de multiples victimes dans la métropole. Le premier est survenu en octobre, lorsque Jonathan Pomares, 40 ans, a tué ses deux enfants, Hugo, 7 ans, et Élise, 5 ans, avant de s’enlever la vie. C’est la conjointe de Pomares, avec qui il était en instance de séparation, qui a fait la macabre découverte. Plusieurs personnes touchées par le meurtre des deux enfants ont déposé des peluches devant la résidence où s’est joué le drame (photo). Six semaines plus tard, Nabil Yssaad a lui aussi assassiné ses deux garçons de 2 et 4 ans ainsi que sa conjointe Dahia Khellaf, avant de se suicider à l’hôpital de Joliette. Enfin, le matin de Noël, Yvan Almodovar a abattu son ex-conjointe Astrid Declerck avant de retourner l’arme contre lui.    

83 victimes   

  • 57 hommes     
  • 16 femmes     
  • 10 enfants          

La plus jeune: un bébé de 3 mois, décédé dans un incendie criminel.     

La plus âgée: un homme de 92 ans tué à Belœil, en Montérégie, dans des circonstances nébuleuses.     

57 suspects   

  • 44 hommes     
  • 9 femmes     
  • 4 adolescents          

Le plus jeune: un enfant de 8 ans du Grand Nord qui a causé la mort de son frère lors d’une chicane. Il ne sera jamais accusé, vu son âge.     

Le plus âgé: un Montréalais de 74 ans qui aurait tué sa conjointe.     

Armes utilisées   

  • Arme blanche 39%  
  • Arme à feu 36%  
  • Force physique 13%  
  • Feu 3%  
  • Objet contondant 2%  
  • Voiture 1%  
  • Drogue 1 %  
  • Autre / inconnue 5%   

Mobiles   

  • Violence intrafamiliale 37%  
  • Règlement de compte 27%  
  • Querelle non préméditée 23%  
  • Involontaire / erreur sur la personne 4%  
  • Psychiatrie 4%  
  • Vol 2%  
  • Autre / indéterminé 3%   
 

Besoin d’aide pour vous ou un proche ?


LIGNE QUÉBÉCOISE DE PRÉVENTION DU SUICIDE
  • 1-866-APPELLE (277-3553)
CENTRE DE PRÉVENTION DU SUICIDE DE QUÉBEC ASSOCIATION QUÉBÉCOISE DE PRÉVENTION DU SUICIDE

                                         À la gang, on sait tout. 

 

                             Mediom1-Administrateur

 

 

 

 

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