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Un pasteur coupable d’avoir agressé sexuellement une fidèle


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  • Administrateur

Capture_d_e_cran_2020_10_30_a_17.20.156fUn pasteur montréalais qui a commis des attouchements sexuels sur une jeune fidèle en disant croire qu’elle le voulait malgré plusieurs « non » a été déclaré coupable par un juge qui a dû rappeler les règles élémentaires du consentement.

« Dans notre société, "non" ne veut pas dire "oui", ne sous-entend pas "peut-être" ou "plus tard", ni ne signifie "insiste un peu et je changerai d’avis". Quand [une personne] dit "non", elle ne veut rien dire d’autre », a expliqué le juge Serge Cimon en déclarant coupable Didier Bitemo Kifoueti d’agression sexuelle, jeudi, au palais de justice de Laval.

Bitemo Kifoueti, 49 ans, marié et père de trois enfants, officie à l’Église Chrétienne de la Nouvelle Alliance à Montréal. C’est dans le cadre de ses fonctions qu’il a rencontré sa victime de 21 ans. La femme, que l’on ne peut nommer sur ordre du tribunal, considérait le pasteur comme un « père spirituel ».

Plusieurs « non »

C’est d’ailleurs pour cette raison qu’elle avait accepté de le rencontrer près d’un métro à Laval, en août 2018. Mais quand il lui a demandé un baiser « sur ses jolies lèvres », elle a dit non, même si le pasteur a insisté un bon 10 minutes.

Malgré les refus répétés de la femme, Bitemo Kifoueti a continué ses avances, jusqu’à la toucher sur ses parties intimes, par-dessus ses vêtements. 

Le tout s’est arrêté quand Bitemo Kifoueti a proposé « une belle pénétration » à l’arrière du véhicule, et que la femme a encore dit non. 

Cette dernière est ensuite rentrée chez elle en pleurant et elle a cessé de fréquenter l’église.

Contradictions

Au procès, le pasteur a tenté de justifier son geste en affirmant qu’il croyait que la femme était consentante. 

Mais il s’est enfargé dans des contradictions et des non-sens que le juge n’a pas crus, contrairement à la victime qui a livré un témoignage franc, sans rien embellir et en ne cachant pas qu’elle n’avait pas crié ou tenté d’alerter les passants, entre autres.

« Le défaut d’une plaignante de fuir ou de crier ne devrait pas, en soi, affaiblir sa crédibilité, car ces réactions sont basées dans une large mesure sur des stéréotypes », a noté le magistrat en déboulonnant les mythes sur la façon dont une victime devrait agir. 

                                         À la gang, on sait tout. 

 

                             Mediom1-Administrateur

 

 

 

 

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