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Cas de maltraitance d’enfant( Ames sensible s'abstenir)


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Marie-Hélène Rousseau
 

Un grave cas de maltraitance d’enfant, survenu en février 2019 à Granby, connaîtra son dénouement vendredi. Une mère de famille, qui a notamment reconnu avoir frappé son fils avec une barre de métal, connaîtra sa peine. Les pédiatres qui ont soigné le jeune parlent d’un « cas d’espèce », du « plus sévère » qu’ils ont vu de leur carrière.

Raphaël** avait 17 ans lorsque les policiers l’ont retrouvé, gravement blessé et amaigri, dans un logement insalubre de Granby.

Le 14 février 2019, un huissier s’était présenté à l’appartement de sa mère, pour faire exécuter une ordonnance d'expulsion. Dès son arrivée, il a alerté les autorités.

La vie de Raphaël était en danger. À l'hôpital, l’équipe soignante a constaté qu’il se trouvait dans un état de dénutrition avancé, au point où il n’arrivait pas à se tenir debout. Le jeune présentait de la corne sur les genoux, ce qui indique qu'il marchait à quatre pattes depuis un long moment, selon les médecins.

Toute personne qui voyait cet enfant-là avait l'impression qu'il sortait d'un camp de concentration, a exprimé le Dr Francis Livernoche au tribunal, lors des observations sur la peine de la mère du jeune. Spécialisé en maltraitance, le pédiatre a suivi Raphaël pendant son hospitalisation, qui a duré deux mois.

Son état de dénutrition était si sévère qu’on a pensé qu'il avait une maladie physique, d'absorption. Mais hors de tout doute, ce n'est pas ça, parce que sans médicament, sans intervention excessive, il a repris son potentiel de croissance, précise le Dr Livernoche.

Le jeune garçon souffrait également de plus d’une dizaine de fractures, de nombreuses plaies, lacérations, ecchymoses et avait une dent cassée.

La mère plaide coupable

En mai 2019, la mère, qui a aussi deux enfants en bas âge, a plaidé coupable à trois chefs d’accusation.

La première c'est une accusation de voie de fait grave, ensuite, il y a l'accusation de négligence causant des lésions corporelles, donc négligence criminelle. Et finalement, une accusation d'omission de fournir les choses nécessaires à l'existence de l'un de ses enfants, précise la procureure aux poursuites criminelles et pénales, Me Valérie Simard-Croteau.

L’avocate de la mère plaide que sa cliente a eu un épisode de désorganisation de trois jours, précédant l'hospitalisation de son fils. Les pédiatres qui ont soigné Raphaël estiment pour leur part que la maltraitance remontait à beaucoup plus longtemps.

Un jeune connu de la DPJ, retiré de l’école

Dix signalements avaient été faits à la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) à l'égard du jeune depuis 2008, a précisé Me Simard-Croteau.

En 2017, la mère a retiré son fils de l'école pour le scolariser à domicile, affirmant qu’il vivait de l'intimidation.

À ma connaissance, il n’y a rien qui nous dit que la scolarisation à domicile a bel et bien eu lieu, malgré le droit de Raphaël* de profiter de l’éducation, comme le stipule la loi sur l’Éducation, a exprimé au tribunal le Dr Livernoche.

Lors de son témoignage en cour, la mère a affirmé qu’elle prenait soin de son fils et assurait sa scolarisation. Elle dit également avoir souvent collaboré avec la DPJ. Je leur montrais ce qui en était par rapport à la routine. Je pouvais prouver que ça allait bien. Elle a toutefois reconnu avoir parfois été fermée aux interventions des travailleurs sociaux.

La mère a expliqué avoir traversé une période difficile dans les mois qui ont précédé son arrestation. Je me suis isolée. J'étais seule avec mes trois enfants, et j'ai dégringolé. Je n'ai pas réalisé que j'avais besoin d'aide, a-t-elle exprimé.

Elle a assuré n’avoir jamais levé la main sur son fils avant le 11 février 2019. Je me sens dégueulasse. Dans le fond, j'aurais dû le protéger mais ce n'est pas ça que j'ai fait, je lui ai fait mal a-t-elle ajouté, très émue.

Protéger les enfants, l’affaire de tous

Les plus gros cas de maltraitance, c'est dans des contextes d'isolement social, expose le Dr Livernoche, qui espère que la société tirera des leçons de ce genre de cas.

Quand des enfants sont retirés de l'école, quand il y a des enfants qu'on sait dans un milieu précaire qui ont mis fin à leurs services dans le réseau public, il faut être conscient qu'il y a un filet de sécurité qui vient de tomber.

Ce n'est pas juste aux institutions de prendre le relais, ajoute-t-il. Je pense que c'est au voisinage, aux proches, à la famille élargie, qui doivent se sentir interpellés, et qui doivent communiquer leur inquiétude à la DPJ.

Les failles de la DPJ ont été vivement décriées au cours des derniers mois, particulièrement en Estrie, depuis le drame de la fillette de Granby en avril 2019.

Ça a été un électrochoc pour tout le monde, pour la société québécoise, mais ça l'a été aussi à l'interne. Beaucoup de choses ont changé, ça je peux en témoigner.

Dr Francis Livernoche

C'est légitime de remettre en question le fonctionnement et les procédures, mais je crois qu'il faut maintenir notre confiance dans cette institution-là. On s'est donné cette loi-là pour protéger les enfants et je crois qu'à ce jour, c'est encore la meilleure façon de changer leur vie, poursuit le Dr Livernoche.

L’histoire de Raphaël est survenue quelques mois avant la mort de la fillette de Granby. Est-ce qu'une enquête interne à la DPJ a permis de tirer des conclusions? Le CIUSSS de l'Estrie CHUS ne le confirme pas.

Pour des raisons de confidentialité des données personnelles, nous ne sommes pas en mesure de commenter une situation particulière, indique l'établissement, par courriel.

Des progrès remarquables

Le Dr Livernoche a été profondément touché par Raphaël, qui à ses yeux, a fait d’incroyables progrès pendant sa réadaptation de plusieurs mois.

Le pédiatre croit que son histoire est porteuse d’espoir. Comment on peut vivre tant d'adversité et devenir un jeune homme épanoui, relationnel, serviable, aimable? Quand un jeune porte en lui cette lumière-là et quand il est bien accompagné, on peut vraiment dévier sa trajectoire négative.

Mais il ne faudrait pas que l'incroyable résilience de ce garçon-là vienne occulter le fait qu'il a vécu les pires sévices qu'on peut imaginer, conclut le Dr Livernoche.

La mère du jeune connaîtra sa peine le 13 novembre. La poursuite réclame 12 ans d'emprisonnement, la défense, entre 3 et 5 ans.

**Le prénom de la victime a été modifié pour ne pas révéler son identité, protégée par une ordonnance de non-publication.

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Une de mes amie qui travaillait dans une garderie a  remplie 2 feuilles recto verso qui avait des bleus des blessures de toutes sortes avant que la sti DPJ agisse.....Puis la j'ai hâte au 9 décembre pour savoir ce qui en sera du père des deux enfants de son amie,,,,comme ai dit a ma fille y attende tu qui tue les enfants coliss....y étire ca en longueur gang de crisss....autre chose que penser du père de mes 2 petits enfants que quand y a eu séparation c'est mis sur l'aide social et à jamais cessé de travaillé au noir pour pas payé une criss de cenne de pension alimentaire,ce que ma fille lui demandait c'est juste un peu d'aide pour les enfants,,,,,tout cas je suis fière de ma fille elle a une belle profession et gagne bien sa vie.....mais ste sti de criss la quand la petite est allé chez lui a perdu deux paires de lunettes un appareil dentaire qu'il n'a jamais aidé a payé pour achat......pi appelé pas pour le déclarer le bon à rien......scusé LA  a n'a plein son tsu de s't'injustice la .....

 

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Je peut pas croire que les employes de la DPJ laisse faire des choses pareil. Ce sont des parents aussi. Il y a surement une autre raison. Genre manque de personnel. Une chose de sur j'aimerais pas y travailler et de voir autant d'enfants battu

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