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Le Dr Arruda est-il encore l’homme de la situation?


mediom1
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  • Administrateur

Quebec

Question taboue : se pourrait-il que le docteur Horacio Arruda ne soit plus la personne qu’il nous faut pour conseiller le gouvernement en matière de santé publique ?

J’écris « question taboue », car on ne critique pas monsieur Arruda impunément. L’homme a ses fans. 

Auprès de certaines personnes, on pourrait même dire qu’il est une sorte de rock star.

On trouve des t-shirts à son effigie, et on ne compte plus le nombre de Québécois qui se sont mis à cuisiner des tartelettes portugaises à son invitation.

Mais quitte à me faire des ennemis, je persiste et signe. 

Le docteur Arruda est-il encore l’homme de la situation ?

SOUS LES ROUES DE L’AUTOBUS

Je ne suis pas le seul à poser cette question. De plus en plus de gens — même des scientifiques — se demandent s’il ne serait pas temps de changer de gardien de but comme on le fait au hockey à la troisième période quand on traîne de l’arrière dans un match important. 

Comme l’a souligné ma collègue Josée Legault hier, même le ministre de la Santé Christian Dubé n’a pas hésité à pointer le directeur de la santé publique du doigt (certains diraient : à le jeter sous les roues de l’autobus) lorsqu’on lui a demandé pourquoi le gouvernement a tant traîné pour s’attaquer au problème de la ventilation des écoles. 

Sophie et Richard ne sont pas bons aux fourneaux, mais ils savent cuisiner leurs invités! Invitez-vous à la table de Devine qui vient souper? une série balado originale.

« Ça aurait dû être fait depuis longtemps, a reconnu le ministre. J’ai demandé à la Santé publique de réviser son opinion parce que jusqu’à maintenant, elle ne nous avait pas demandé d’avoir des mesures spécifiques pour la ventilation. »

Pourtant, en juin, 239 scientifiques signaient une lettre ouverte disant que la ventilation des lieux clos était le nerf de la guerre. 

Idem pour l’OMS qui a emboîté le pas en juillet. 

« De nombreuses études ont démontré que l’augmentation de la ventilation peut réduire l’incidence de maladies respiratoires, écrivait l’Institut national de santé publique du Québec le 7 août. Des études ont d’ailleurs fait état du rôle des systèmes de ventilation dans la lutte contre la transmission des infections respiratoires telles que le SRAS en 2003 et le H1N1 en 2009. »

Le docteur Arruda n’a pas lu ces rapports ?

Si oui, pourquoi n’en a-t-il pas tenu compte dans ses communications avec le gouvernement ?

UNE SOMMITÉ SUR LE BANC

Au tout début de la pandémie, monsieur Arruda était parfaitement à sa place. On avait besoin d’un oncle sympathique qui nous explique sur un ton rassurant l’ABC de la lutte contre le méchant virus (« Il faut é-cra-ser la courbe, pouf, pouf, pouf »).  

Mais huit mois plus tard, alors que la deuxième vague nous frappe de plein fouet et que les dessins d’arc-en-ciel nous donnent juste le goût d’aller dans une cour à scrap pour défoncer des vieilles carcasses d’automobiles à coups de masse, on veut moins de sourires et plus de rigueur.  

Donnez-nous des chiffres, citez-nous des études, on est capable d’en prendre. 

Et pendant ce temps, madame Johanne Liu, une sommité internationale qui a combattu des épidémies dangereuses — dont l’épidémie d’Ebola — aux quatre coins du globe pendant un quart de siècle, réchauffe le banc. 

Comprenne qui pourra.

                                         À la gang, on sait tout. 

 

                             Mediom1-Administrateur

 

 

 

 

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